Salaire des IPA : on n’y est pas

L’Unipa s’indigne de la grille de salaires prévue pour les infirmiers de pratiques avancées (IPA) dans les discussions qui ont cours. On pourrait dire qu’on ne l’avait pas vu venir, mais…

Qui est-ce qui va encore se faire bananer sur les salaires ? Il semblerait bien que ce soit les infirmiers, comme d’hab. Cette fois, ce seront les infirmiers de pratique avancée (IPA). Leur union nationale, l’Unipa, a pris connaissance du projet de grille indiciaire hospitalière prévue pour leur rémunération, et est pour le moins déçue.
 
« L’indice majoré de l’échelon 1 est fixé à 439, soit une rémunération mensuelle brute de 2057 euros », précise-t-elle pour commencer dans un communiqué du 9 octobre. On serait tenté de dire que ça pourrait être pire pour un début de carrière, mais à y regarder d’un peu plus près, il ne semble pas que l’évolution soit franche non plus. « Un infirmier en soins généraux avec dix ans d’expérience, échelon 4, gagnera 10 euros bruts de plus par mois en devenant IPA », précise l’Unipa. Cadeau, tu pourras t’acheter un stétho.

La décadanse

Rappelons que pour devenir IPA, les infirmiers doivent justifier d’une formation supplémentaire de deux ans donnant un grade de master, et seront surtout amenés à endosser davantage de responsabilités, notamment aux urgences ou en psychiatrie. Dans les pays où des initiatives similaires ont été mises en place, la revalorisation salariale entre infirmiers et IPA se situe dans une fourchette comprise entre 25 et 55 %, précise également l’Unipa.
 
Elle en appelle donc à la ministre de la Santé pour qu’elle intervienne « au plus vite » dans les discussions qui « se déroulent sans aucune représentation des infirmiers en pratique avancée ». Nous proposons la traduction spéciale What’s up Doc, un peu moins polie : « Pourriez-vous, SVP, tuer dans l’œuf la grosse arnaque qui s’annonce ? »

À lire aussi : IPA : 91 % d’entre eux craignent d’être sous-payés

Alors que les premières promotions sont en milieu de formation, il semble déjà un peu loin le temps des réjouissances de la création du statut. Mais après tout, les IPA ont déjà accès à un exercice médical plus vaste, on ne va pas EN PLUS les rémunérer pour ça.
 

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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