Psychiatrie, prescriptions : l’infirmière en pratique avancée étend son pouvoir

Dans le JO du jour, une série de textes étend la liste des actes techniques, prescriptions et champ d'intervention des infirmiers en pratique avancée. Les médecins n'ont plus qu'à se tenir tranquilles...

Dans le JO de ce 13 août, la tutelle a pensé à gâter les infirmières en pratique avancée. En effet, un décret 2019-835 du 12 août 2019 « étend le champ d’exercice de l’infirmier exerçant en pratique avancée »

Plusieurs domaines sont visés par l’extension de ces pratiques. En premier lieu, la psychiatrie. La loi de transformation du système de santé, adoptée début juillet par le Parlement, étend en effet les prérogatives des infirmiers de pratique avancée à la psy. Dans le décret publié ce matin, il est dit que « le protocole d'organisation est établi entre un ou plusieurs psychiatres et un ou plusieurs infirmiers exerçant en pratique avancée ». Le décret encadre également la formation des étudiants en formation au diplôme d’État d’infirmier en pratique avancée. 

En matière de prescription, le décret permet l’exécution des prescriptions des IPA par des infirmiers, techniciens de laboratoire, pharmaciens ou service de soins infirmiers à domicile. Le remboursement des prescriptions des IPA est également notifié dans le décret. De la même manière, les consultations demandées par un IPA à un médecin spécialiste ne sont pas non plus majorées à l’assuré. 

Comme pour compléter ce décret, un arrêté, publié dans le même JO, étend la liste des actes techniques que l’IPA est autorisé à pratiquer. Parmi les nouveaux actes techniques, l’arrêté mentionne l'« utilisation de techniques de médiation à visée thérapeutique », les examens sanguins, et en hormonologie l’examen « - Béta-HCG ». Sont aussi ajoutés les actes techniques suivants :  « dosage médicamenteux : Lithium ; Acide Valproïque ; Carbamazépine ; Clozapine ». Dans le domaine de la toxicologie est ajouté l’acte technique suivant :«Recherche de toxiques ». 

Par ailleurs, l’IPA sera autorisé à renouveler ou adapter les prescriptions médicales suivantes : les médicaments anti-cancéreux (dans le cadre d’une procédure écrite établie par le médecin), les thymorégulateurs, psychostimulants, antipsychotiques atypiques, neuroleptiques conventionnels, antiépileptiques "approuvés dans le traitement de troubles psychiatriques et traitement de substitution aux opiacés".

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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