Dr Sophie Fleurquin.
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Le drame s’est produit mercredi 11 février vers 16 heures, sur le site des Rivalets, à Saint-Nectaire, dans le massif du Sancy. Le Dr Sophie Fleurquin participait à un exercice d’hélitreuillage avec un hélicoptère de la sécurité civile, aux côtés d’un autre secouriste, le sergent Maxime Pillitieri, sous-officier du SDIS de Haute-Loire.
Selon le parquet de Clermont-Ferrand, les deux victimes étaient hélitreuillées « dans une zone rocheuse avec une météorologie perturbée » lorsqu’« une manœuvre imprévue dont la cause est indéterminée » a provoqué « la rupture du filin et la chute mortelle des deux secouristes ». Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident.
Un parcours entre la Belgique et l’Auvergne
Originaire d’une famille belge installée à Songeons, dans l’Oise, Sophie Fleurquin avait débuté ses études de médecine à l’université de Liège. Elle s’était orientée vers la médecine d’urgence au cours de son internat, marqué par la pandémie de Covid-19.
Arrivée à Clermont-Ferrand en novembre 2019, elle y avait effectué son internat avant de s’inscrire durablement au sein du pôle Urgences du CHU. Elle s’apprêtait à passer le concours de praticien hospitalier dans les jours suivant l’accident.
La Société française de médecine d’urgence (SFMU) lui a rendu hommage en soulignant qu’elle était « une médecin engagée, elle avait des convictions et du caractère qu’elle mettait au profit des patients et du quotidien des équipes médico-soignantes ». L’organisation ajoute que « le pôle Urgences a perdu une étoile montante, une collègue de valeur, mais avant tout une amie fidèle ».
Un engagement au-delà de l’hôpital
Outre son activité hospitalière, le Dr Sophie Fleurquin était investie dans la médicalisation d’événements sportifs régionaux, nationaux et internationaux. Elle était intervenue lors de matchs de Ligue 1 et de Ligue 2, d’épreuves des Jeux olympiques de Paris 2024, de la Coupe du monde de rugby en 2023 et au sein du dispositif de poste médical avancé (PMA) du Tour de France 2023.
Depuis juillet 2023, elle était également médecin sapeur-pompier volontaire au SDIS 63, au grade de lieutenant.
Le Clermont Foot a rappelé qu’elle était régulièrement présente au stade Gabriel-Montpied en tant que médecin réanimateur terrain, saluant son engagement et son humanité. Dans l’Oise, où vivent ses parents, le maire de Songeons a fait part de son émotion et indiqué que la commune souhaitait lui rendre hommage.
Une onde de choc dans la communauté médicale
Sur les réseaux sociaux, les hommages ont afflué de la part de confrères, de pompiers, de soignants et de citoyens. Plusieurs messages évoquent une professionnelle « engagée, volontaire » et « passionnée ». D’autres saluent « son dévouement et son courage » et rappellent les risques inhérents aux missions de secours, « même à l’entraînement ».
La SFMU a adressé ses pensées « à ses parents, fiers de son engagement dans ce dur métier, à Alexandre son mari, à ses deux sœurs », ainsi qu’aux proches de Maxime Pillitieri.
C’est le portrait d’une urgentiste investie, à la fois hospitalière et de terrain, qui est décrit par ses proches et confrères. Une praticienne dont l’engagement au service des patients et du secours préhospitalier aura marqué durablement.
La rédaction de What’s up Doc adresse ses plus sincères condoléances à la famille du Dr Sophie Fleurquin, à ses proches, à ses collègues du CHU de Clermont-Ferrand, du Samu 63 et du SDIS 63, ainsi qu’à l’ensemble des équipes de secours touchées par ce drame.