Pour être plus performants : simulons !

La simulation numérique au service de la santé

Ça s'est passé jeudi dernier, à la conférence #sim4health d'Interaction Healthcare, une des entreprises les plus innovantes en France. Les intervenants, tous plus geeks les uns que les autres, nous ont convaincu d'une chose, que la santé pouvait (aussi) être sexy. 

L'amphi version 2.0

Loin de l'austérité ambiante, du spectre de la sécu, et des rancoeurs politiques, les innovations e-santé apportent leur lot d'optimisme... jusque dans nos amphis. Parmi celles qui nous ont marqué : un logiciel de consultation numérique en 3D qui permet de s'exercer sur iPad et de prendre en charge un patient en temps réel (sans prendre le risque de le tuer !); des googles glasses à même de transmettre une opération en amphi ; des lunettes Oculus Rift ® de réalité virtuelle qui pourraient bientôt nous immerger dans la peau d'un patient en plein délire hallucinatoire visuel, etc. Ce fort potentiel, même Mark Zuckerberg l'a compris. Ce dernier vient de racheter Oculus Rift ® pour la modique somme de 2 milliards d'euros, et y voit déjà un moyen de consulter un médecin à distance.

Ceci est une révolution.

Si certains profitent déjà de la consultation numérique au sein de leurs facultés (comme à celle d'Angers), les 2/3 d'entre elles n'y ont pas encore accès. Mais comme le précise le Pr Jean-Claude Granry, chef du pôle d’Anesthésie-Réanimation du CHU d’Angers : « de plus en plus de facultés intègrent la simulation numérique. D’ici cinq ans, 20 à 25 % des étudiants en médecine devraient en bénéficier ». Selon lui, la simulation numérique en santé est une « révolution pédagogique » à la fois « nécessaire » et « indispensable », qui offre un « gain de temps considérable » dans la formation des médecins.

L'enjeu est triple : pédagogique, économique, et éthique. Reste à trouver les financements pour lancer la machine universitaire. Le rapport HAS sur la simulation numérique en santé, co-écrit par le Pr Gangry, aurait été entendu par le ministère. Ce dernier s'est dit « intéressé », a précisé le chirurgien. Tandis que le Canada et les États-Unis l'ont intégré aux formations médicales depuis 20 à 30 ans, on se dit qu'ici en France, il serait temps.

Source: 

What's up doc - publié par AP

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