Fallait-il oui ou non stopper le financement de certains aspects de la formation des internes par le secteur privé ? Oui, répond catégoriquement l’Isni, en référence à un amendement introduit cet été dans le projet de loi de transformation de notre système de santé, qui interdit le financement des formation des internes par l’industrie. « La décision de stopper la participation des laboratoires pharmaceutiques au financement de la formation des internes a été prise en pleine période de vacances d’été 2019. Malgré la brutalité de l’annonce, nous ne pouvons que nous réjouir de cette initiative du gouvernement », argue le syndicat d’internes dans une pétition sur change.org.
S’il est vertueux, pour l’Isni, de stopper ces financements privés, en revanche le syndicat réclame que ces financements privés soient compensés par des subsides publics. Car depuis cet été, « les internes sont dans une situation intenable » : ils ne peuvent plus assister aux congrès, aux travaux pratiques, « à des sessions de formation sur du matériel de pointe ». L’Isni via cette pétition envoie donc un signal clair au « gouvernement afin qu’ils prennent leurs responsabilités et débloquent des fonds publics à destination de la formation des internes ». Pour la signer, ça se passe ici.
A voir aussi
Classement des CHU 2026 : Montpellier prend la tête, Marseille et Toulouse accélèrent, Limoges et Angers décrochent
En 2025, ils nous ont partagé leur expérience heureuse (ou pas) de jeunes médecins
Un interne est décédé au CHU de Montpellier, la thèse du suicide est privilégiée
EDN-Ecos : ce que la réforme a vraiment amélioré (ou empiré) pour les internes
Les urgences du CHU de Caen privées d'internes dès aujourd'hui, pas assez d'encadrants
La Consult' de Mélanie Debarreix : « On représente 40% de l’effectif médical, 70% des prescriptions, et c’est trop souvent oublié »