Part 4: Ready... Set... Go!!!

Une fois le terrain de fellowship trouvé in London, la bénédiction du responsable du master 2 obtenue et le budget accordé, il ne reste alors plus que quelques étapes supplémentaires pour conclure l’affaire…

CÔTÉ STAGE

Côté pro, il faut renouer contact avec le directeur de stage so British qui en général se montre très heureux de cette initiative, quoique très affairé dans tous les cas et peu disponible à l’évidence. Quelques jours suffisent pour prendre connaissance de l’essentiel : rencontre de la future équipe de recherche, prise de contact, échange de V-cards, présentation officielle avec THE PA, c’est à dire le ou la personal administrator du futur mentor (= l’assistant(e) du big boss). Le ou la PA est un peu le Saint Graal du fellowship, celle ou celui par qui tout passe : RDV, dossiers, papiers, diplômes, congés… bref, autant dire qu’une attention particulière pour cette personne est vivement recommandée.

S’ensuit la farandole des remises et finalisations de documents : conclusion du projet de recherche pour les plus en retard, restitution de votre CV, autrement appelé resume outre-Manche, présentation de vos lettres de recommandations… Concernant les recommandation letters, si ce type de courrier est très rare chez nous, il est par contre le b.a.-ba de l’entrée en matière de la relation pro anglosaxonne.

Un pur exercice de style auquel il faut s’habituer, et ce d’autant plus qu’en France, il est parfois tellement inhabituel qu’il n’est pas rare d’écrire ses propres lettres de recommandation… puis de les apporter pour signature à son patron soulagé de n’avoir pas à les rédiger, qui plus est en anglais… No comment !

CÔTÉ UK

Au United Kingdom, impossible d’être sur place à l’hosto en l’absence du sceau du General Medical Council (GMC). C’est l’équivalent de notre conseil de l’Ordre, made in Great-Britain. Et tel qu’on peut le lire sur leur site « All practising medical doctors in the UK must be registered with the GMC ». Autrement dit, tout fellowship avec une part clinique (observation ou pratique) nécessite l’approbation du GMC, avec souscription préalable. La bonne nouvelle, c’est qu’à l’inverse des États-Unis où il est impossible d’espérer avoir une activité clinique sans s’appliquer à passer les 3 steps des USMLe (United States Medical Licensing Examination), in UK, you CAN !

Mais bien sûr, la cotisation devra être préalablement honorée. Il en coûtera entre 185 et 1 500 £ à l’année, en fonction de son niveau et de l’exercice envisagé. Tous les documents à apporter pour constituer le dossier sont sur le site officiel www.gmc-uk.org Pour bien faire, petit rappel : attention à ne pas confondre les 3 false friends suivants : intern = externe, resident = interne et consultant = médecin thésé.

Et dans tous les cas, munissez-vous des diploma ou degree demandés : CSCT, attestation d’inscription en DES ou diplôme, et bien sûr son diplôme de docteur en médecine. Les documents à fournir sont soit les originaux, soit des copies certifiées conformes par la fac. Il faut bien évidemment les faire traduire in english à ses frais par un organisme agréé tel Berlitz.

Heureusement, toutes les démarches se font par e-mail. Mais une fois tous les docs reçus et la cotis’ à jour, il faut se présenter physiquement pour un entretien avec les documents originaux pour valider la registration officially. Ça ne sera alors qu’une fois inscrit officiellement au GMC que la DRH de l’hôpital anglais délivrera les droits pour travailler ! Dernière astuce, en cas de rempla envisagé in Great Britain, il faudra penser à contractualiser sa responsabilité civile professionnelle (RCP), si elle n’est pas prise en charge par celle de France.

CÔTÉ PERSO

Le transport sera en fait la première question à régler après la descente d’Eurostar et consistera à acheter une carte de métro, appelée Oyster Card, sur laquelle se chargent les titres de transport (environ 100 £ pour un abonnement mensuel zone 1, www.tfl.gov.uk).

Pour le téléphone, 2e chose à faire, c’est ultra easy ! Il suffit de rentrer dans le premier phone house venu…

Pour le logement, 3e étape, il vaut mieux venir quelques jours à l’avance, se loger à l’auberge de jeunesse et chercher une coloc. Prévoyez suffisamment de liquide pour la caution, attention au piège du « je veux retirer du cash mais j’ai épuisé mon plafond de la semaine »… ou faites augmenter votre plafond de retrait avant de partir.

Pour la banque : il faut ouvrir un compte dès que possible. La démarche est très simple une fois qu’on a une adresse. Toutes les banques sont bien, mais avec HSBC, on peut éventuellement anticiper l’ouverture de compte depuis la France.

Attention pour la sécurité sociale : en l’absence d’année recherche, on n’est pas couvert par la Sécu en France, donc il faut reprendre une sécu étudiante. On peut demander une carte européenne d’Assurance maladie. Reste à se renseigner auprès de sa mutuelle pour la complémentaire. Pour certains soins, il sera moins cher de faire un aller-retour en France…

Côté France, il faudra suspendre les contrats en cours le cas échéant, pensez à faire un transfert de courrier, un peu onéreux vers l’Angleterre, ou faire régulièrement récupérer son courrier par quelqu’un !

Bon FELLOWSHIP, et comme on dit : « Enjoy ! »

Portrait de Emilie Lecornet
article du WUD 18

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