Médecins libéraux franciliens : une baisse d’activité de 50 à 70 % durant le confinement

L’URPS médecins libéraux Île-de-France a mené une enquête à la sortie du confinement auprès des généralistes et des spécialistes franciliens pour déterminer l’impact du Covid-19 sur leur pratique médicale. La baisse d’activité est de 50 à 70 % selon les spécialités pendant le confinement, tandis que beaucoup d’entre eux ont dû fermer leur consultation.

Si une très grande majorité des médecins libéraux franciliens (82 %) ont maintenu une activité durant la période de confinement, le recours aux soins fut toutefois plus faible que d’habitude, avec une baisse d’activité de 50 à 70 % selon les spécialités. Tels sont les chiffres de l’URPS (1) médecins libéraux Île-de-France qui a mené une enquête à la sortie du confinement (deuxième quinzaine du mois de mai) auprès des généralistes et des spécialistes franciliens (1 700 médecins). Objectif : déterminer l’impact du Covid-19 sur leur pratique médicale.
 
Pendant le confinement, la majorité des médecins libéraux franciliens ont adapté leur pratique pour maintenir une activité durant la période de confinement : téléconsultation, organisation dédiée à la prise en charge COVID… Mais 18 % d’entre eux ont fermé leur consultation, principalement en raison du manque d’équipements de protection individuelle ou de facteurs de risque existant pour le médecin ou son entourage familial, mais aussi pour cause de maladie.

Activité réduite malgré le déconfinement

Dès le début du déconfinement, 91% des médecins libéraux franciliens déclaraient avoir repris les consultations médicales en présentiel en mettant en place les mesures suivantes pour garantir la sécurité des patients : désinfecter le cabinet entre chaque patient, respecter les distances en salle d’attente, respecter les gestes barrières, porter un masque et recours complémentaire de la téléconsultation.
 
Mais, selon l’enquête de l’URPS, 66% des généralistes et 80% des spécialistes faisaient encore face à une activité limitée et/ou réduite début juin, en raison des facteurs suivants : mesures barrières et précaution mis en place qui ralentissent les possibilités de prise en charge ; plus faible recours de la part des patients qui étaient « encore dans l’esprit de confinement » ; non réouverture des blocs chirurgicaux (non-autorisation des instances sanitaires).
 
Enfin, 79 % des répondants ont eu recours à la téléconsultation durant le confinement, plus encore les généralistes (86 %) que les spécialistes (71 %). Soit, en moyenne, un acte sur quatre dans les prises en charge durant cette période. Il n’est donc étonnant que 68 % des médecins répondants soient désormais convaincus de l’utilité de la télémédecine, contre 38 % d’entre eux avant le confinement. Ils prévoient donc à 61 % de « maintenir un usage ciblé de la télémédecine dans leur pratique ».

1 : Union régionale des professionnels de santé
 

Portrait de Julien Moschetti

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