Les ophtalmos réclament un nouveau contingent d'internes

Récemment, le Syndicat National des Ophtalmologistes de France a fait savoir, dans un communiqué de presse, qu’il désirait au moins 200 internes pour la rentrée 2017-2018. Il en irait de la qualité des soins.

Bientôt davantage d’internes en ophtalmologie ? C’est en tout cas le souhait du Syndicat National des Ophtalmologistes de France (SNOF) qui a rappelé il y a quelques jours son ambition de réduire les délais d’attente pour un rendez-vous chez l’ophtalmo' d’ici 2022. Mais pour y arriver, ces spécialistes plaident pour une seule méthode : ouvrir au moins 200 postes en ophtalmologie pour la rentrée 2017-2018, afin de combler les 250 départs à la retraite par an et être à la hauteur des besoins en soins visuels.

Petit rappel : dans le décret définitif d’attribution des postes pour la rentrée qui devrait être publié mi-juillet, ce chiffre était fixé à 152, en décembre dernier, en prévision de la prochaine année universitaire. « Nous exhortons les pouvoirs publics à prendre les décisions qui s’imposent », commente le Dr Thierry Bour, président du syndicat. « C’est plus qu’une question de délais d’attente, c’est une question de santé publique ! 64 % des ophtalmologistes ont plus de 55 ans, il faut faire un effort de formation considérable, si on ne veut pas l’effondrement du système de prise en charge des maladies oculaires. »

Plus d’orthoptistes dans les cabinets

Pour atteindre ses objectifs, le SNOF préconise également de développer la délégation des tâches pour atteindre 80 % de travail aidé d’ici 2025 avec la formation et l’embauche d’orthoptistes dans les cabinets d’ophtalmologie. « Les résultats d’une étude que nous avons réalisée auprès des ophtalmologistes entre 2015 et 2017 ont montré qu’en deux ans, le nombre de cabinets ayant recours au travail aidé a augmenté de 15 points », explique Thierry BourLe travail avec les orthoptistes est plus qu’une solution efficace, c’est l’avenir de la filière visuelle et d’autres pays comme la Belgique, l’Italie et le Japon l’ont compris aussi. »

Enfin, le président du SNOF a également profité de la conférence de presse pour faire un point sur la campagne « Zéro délai en 2022 » lancée fin janvier par le syndicat. La pétition associée aurait ainsi recueilli plus de 50 000 signatures auprès des patients. « Notre campagne a vocation à rappeler qu’il existe des solutions, d’autant plus pertinentes qu’elles sont réalistes et conformes aux intérêts de la santé publique », conclut l'ophtalmo' à Metz (Moselle).

 

Portrait de Imène Hamchiche

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