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La grève de ces professionnels, qui constituent un peu moins de la moitié des médecins du service de santé public britannique (NHS) en Angleterre, a débuté ce matin à 7h heure locale.
Elle intervient après l'échec de négociations le mois dernier avec le gouvernement travailliste de Keir Starmer.
Le gouvernement proposait une augmentation moyenne de 4,9 % du salaire de base entre 2026 et 2027, une hausse jugée insuffisante au regard de l'inflation par leur syndicat, la British Medical Association (BMA).
Bras de fer constant
Depuis mars 2023, les médecins résidents et consultants - plus expérimentés - ont enchaîné les grèves pour demander des revalorisations salariales.
Le ministre de la Santé, Wes Streeting, a condamné cette grève, affirmant ce mardi sur la BBC que les médecins avaient été les « grands gagnants de l'ensemble de la fonction publique » en matière d'augmentations salariales.
Il a rappelé qu'ils avaient obtenu une augmentation de 28,9 % sur trois ans à la suite de précédents mouvements sociaux.
Il a également accusé le syndicat de se précipiter vers une grève malgré la précédente hausse salariale qualifiée d'« énorme », ajoutant que ce mouvement coûterait 300 millions de livres (344 millions d'euros) au NHS.
Le gouvernement a répété à plusieurs reprises qu'il lui était impossible de répondre aux revendications de la BMA, compte tenu de la situation économique du pays.
Avec AFP
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