Les assistant de régulation du Samu sont ressortis du ministère bredouilles

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Les discussions entre les assistants de régulation médicale et le ministère de la Santé sur une revalorisation salariale sont "au point mort", ont indiqué les représentants des salariés en colère à l'issue d'un rendez-vous au ministère, hier, le 7 septembre.

Les assistant de régulation du Samu sont ressortis du ministère bredouilles

© IStock

"On n'a pas avancé, on n'a pas reculé, on est au point mort. Nous allons maintenir les préavis de grève", a indiqué Christophe Di Giusto, un dirigeant de l'Unarm, l'Union nationale des assistants de régulation médicale.

Un nouveau rendez-vous est prévu le 2 octobre avec la direction générale de l'offre de soins du ministère de la Santé.

En soutien de leurs représentants, plusieurs dizaines d'assistants ont manifesté hier, le 7 septembre, devant le ministère.

L'Unarm et l'Association française des assistants de régulation médicale (Afarm) ont lancé en juillet un mouvement de grève pour réclamer embauches et revalorisation salariale.

Le mouvement touche 74 Samu en France selon l'Afarm.

Le service n'est pas perturbé par la grève, les salariés se déclarant grévistes étant aussitôt assignés à leur poste.

Selon ses représentants, la profession souffre d'un sous-effectif chronique, aggravé par les nouvelles missions données au "15" pour désengorger les services d'urgences.

Les patients sont incités de plus en plus à appeler le 15 avant de se rendre à l'hôpital, pour pouvoir le cas échéant être orientés vers une autre solution, médecin de ville ou autre.

La mise en place d’un SAS entraîne 15 à 20% d’activité supplémentaire

Pour certains hôpitaux, l'appel au 15 est même obligatoire avant d'être admis aux urgences.

Les associations réclament une prime de 120 euros, et une réforme de leur grille salariale. Un assistant de régulation médicale touche environ 1 800 euros brut en début de carrière.

Les associations estiment par ailleurs qu'il manque entre 800 et 1 200 assistants médicaux en France, avec un effectif actuel d'environ 2 500 personnes.

Les hôpitaux en général plébiscitent le nouveau rôle du 15, qui leur permet de diminuer la pression sur leurs urgences et de mieux travailler avec les médecins de ville.

Mais ils estiment que les difficultés de recrutement risquent de compromettre l'objectif du gouvernement que tous les départements soient dotés d'ici la fin de l'année d'un "service d'accès aux soins" (SAS), le nom de ce nouveau "15" aux missions élargies.

Devenir un "service d'accès aux soins" suppose en général de "15 à 20% d'activité supplémentaire" pour les équipes de régulateurs, selon leurs estimations.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/au-samu-de-toulouse-10-arm-et-3-medecins-pour-gerer-lafflux-dappels-au-15-la-nouvelle-norme

En déplacement à Toulouse à la mi-août, le ministre de la Santé Aurélien Rousseau avait indiqué qu'"une partie des revendications" des assistants de régulation médicale "était légitime", et qu'il allait "y travailler les prochaines semaines".

Avec AFP

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