Décidément, la simulation continue de surprendre. Bien sûr son utilité a déjà été présentée dans la formation initiale et continue, mais elle peut revêtir des formes assez originales. Par exemple dans le domaine de la médecine humanitaire, elle peut être intéressante pour entraîner des aspirants, en essayant de reproduire les conditions dans lesquelles ils devront travailler lorsqu'ils seront sur le terrain. Le Pr Debien a ainsi développé des formations sur le modèle des exercices militaires qui peuvent être adaptées à différents types de pratiques en situation précaire.
La simulation est aussi un outil qui peut servir à transmettre des connaissances aux soignants sur place pour les aider à améliorer leur prise en charge. Le domaine de l'obstétrique est particulièrement propice à ce genre de formations. Encore faut-il savoir s'adapter et être assez ingénieux pour tirer le meilleur parti des conditions locales... C'est ce qu'a testé avec succès l'équipe des Enfants de l'Aïr.
La simulation au service de l'humanitaire : un article du dernier numéro de What's up Doc.
Source:
Sarah Balfagon
A voir aussi
« Une augmentation historique » : Les 27 postes d'internes en plus font le bonheur des dermatos
Docteurs juniors de médecine générale : six règles à connaître pour le choix des stages
Dr Virgile Pinelli : « Je trouvais incroyable que des gens me fassent confiance pour les soigner »
Dr Chloé Ntshaykolo, onco-pneumologue : « Le but ce n’est pas de mettre une immuno ou une chimio à tout prix aux patients mais qu’ils puissent encaisser »
4e année de médecine générale : le syndicat Jeunes Médecins attaque la réforme en justice
4e année de médecine générale : les rémunérations tombent, le malaise reste
Médecine de montagne : le rêve… à quel prix ? Témoignage d’une interne de médecine G. au Grand-Bornand