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"Ce qu'on constate indépendamment des JO, c'est plutôt une recrudescence de la prévalence des infections sexuellement transmissibles dans la population", explique Laurent Dalard, qui s'occupe de coordonner les premiers secours et les risques sanitaires pour le comité d'organisation des JO de Paris.
Des dépliants seront distribués et des affiches seront placardées au sein de la polyclinique du village olympique, situé à Saint-Denis, pour sensibiliser les sportifs et sportives de tous les pays. Il y aura également des plans de dépistage du VIH au sein de cette polyclinique. 10 000 préservatifs sans latex et 20 000 digues buccales (carré de latex utilisé en cas de sexe oral) ont aussi été commandés.
Près de 14 500 athlètes et leur encadrement sont attendus en juillet à Paris au village olympique.
L’augmentation des prescriptions de traitement post-exposition contre le VIH ou de dépistages d’IST est à prévoir
Mais faire un ratio entre le nombre d'athlètes présents et le nombre de préservatifs pour en déduire des informations sur les relations sexuelles au sein du village olympique n'a pas forcément de sens : un membre de la direction du Cojo avait confié il y a quelques mois à l'AFP que certains produits disponibles au village, comme des pansements, étaient parfois pris par les athlètes ou leurs proches pour être ensuite rapportés chez eux.
Pendant les JO, "parmi les risques infectieux, il y a ceux liés à la santé sexuelle", y compris pour les spectateurs, rappelait début mars la directrice de recherche émérite de l'Inserm Dominique Costagliola.
"Sur le terrain, il faudra se préparer à l’éventualité d’une augmentation des situations d’urgence pour des prescriptions de traitement post-exposition contre le VIH ou de dépistages d’infections sexuellement transmissibles. Cela impactera les services d’urgence", avait-elle indiqué.
Avec AFP
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