Installation en libéral : l’art de la plongée sous paperasse

Des solutions pour ne pas se noyer

Quand on sort des études de médecine, on est rarement préparé à toutes les démarches administratives nécessaires pour se lancer en libéral. Heureusement, certaines institutions soutiennent les jeunes médecins et les guident pour leur éviter les déboires de l’installation. 

 

La gestion d’un cabinet, ce n’est clairement pas sur les bancs de l’université que ça s’apprend. Même si certaines facultés comme Paris-Descartes proposent des ateliers à l’attention des futurs médecins généralistes, l’initiation à l’art délicat de la paperasse reste anecdotique à l’université. Pour pallier ce manque, les jeunes médecins doivent se rabattre sur d’autres institutions. Et celles-ci se comptent sur les doigts d’une main. 

Parmi elles, on compte l’Association de gestion agréée des professions de santé (Agaps). Depuis les années 80, elle accompagne les jeunes médecins dans leur premières démarches d’installation. « Notre travail, c’est d’informer les jeunes soignants de l’existence de risques potentiels inhérents à l’activité médicale », explique Dominique Roussel, secrétaire générale de l’Agaps. Il faut dire que les jeunes praticiens peuvent être confrontés à toutes sortes de litiges.  Parmi les sources de problèmes fréquents, Dominique Roussel cite les compagnies d’assurance, les propriétaires de locaux professionnels, les organismes financiers… et même les conjoints.

Coucou, y a quelqu’un ? 

Mais peu de jeunes diplômés bénéficient des précieux conseils de l’Agaps. La raison ? Ils ne connaissent pas l’association. « Pour être honnête, nous fonctionnons essentiellement sur le bouche à oreille, et sur nos interventions avec Paris-Descartes », avoue Dominique Roussel. « Nous ne savons pas réellement comment atteindre les jeunes médecins, accéder aux universités est assez compliqué », ajoute-t-elle.

Un comble alors que l’Agaps met à disposition gratuitement ses locaux et du personnel spécialisé pour offrir aux jeunes praticiens toutes les cartes pour optimiser leur installation. « Par la suite, les jeunes qui nous sollicitent deviennent généralement adhérents », précise Dominique Roussel. Et ils auraient tort de se priver. L’Agaps étant reconnue comme association agrée, ses membres voient disparaître la majoration fiscale de 25 % sur les bénéfices engendrés par leur activité libérale.

Alors pourquoi les jeunes boudent-ils les services? Avons-nous affaire à du délit de faciès ? Que nenni. Ce manque de visibilité, le Portail d’accompagnement aux professionnels de santé (Paps) en souffre également. Mis en place par l’ARS en 2011 pour optimiser l’aide à l’installation des jeunes praticiens, il a été refondu début 2016. « Pour cette refonte, nous avons effectué une communication institutionnelle, et une annonce sur la majorité des réseaux sociaux », explique Bérengère Doste, responsable du portail Paps Île-de-France. « Mais nous n’avons effectivement pas de partenariat avec les facultés », admet-elle. Mais que fait donc la fac ?

Source: 

Johana Hallmann

Portrait de La rédaction

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