Ils analysent des données existantes...

Les chercheurs parasites contribuent à l’avancement d’une science lente et de qualité en proposant des protocoles de recherche exploitant des données ouvertes.

Le « chercheur parasite » désigne celui qui analyse des données déjà collectées par d’autres collègues. Les rédacteurs du New England Journal of Medicine ont initialement proposé le qualificatif de « parasite » en référence aux personnes qui analysent des données de manière biaisée. Le terme était inapproprié, car la plupart des chercheurs sont honnêtes et veulent apporter des réponses à de nouvelles questions. Néanmoins, « parasite » a été conservé pour qualifier celui qui fouille des données existantes.

Il faut procéder avec prudence et n’ouvrir les données qu’aux chercheurs ayant un protocole. Les données de l’essai SPRINT ayant inclus 9 361 malades suivis pendant 3,3 ans ont été ouvertes. Le promoteur (National Institutes of Health aux USA) et le NEJM ont reçu 200 protocoles de chercheurs provenant de 26 pays et 143 équipes ont analysé ces données.

Pour les publications, comment valoriser la contribution des chercheurs ayant collecté les données et celle des « parasites » ayant analysé des données existantes ? Le concept d’« auteurs de données » a été proposé avec des règles explicites pour signer les articles. Enfin, signalons l’existence de prix pour récompenser des chercheurs parasites.

*Hervé Maisonneuve est médecin, professeur associé, en santé publique, avec une activité de formation en rédaction scientifique, et blogueur : www.redactionmedicale.fr.

Sources : Longo DL, Drazen JM. “Data sharing”. NEJM 2016;374:276-277. 

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article du WUD 34

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