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« Suite aux mesures prises en France depuis plusieurs années pour limiter leur utilisation inappropriée, l'utilisation des fluoroquinolones a diminué de 50% entre 2014 et 2023 en France », selon le communiqué de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).
Les fluoroquinolones, destinés à guérir des infections bactériennes graves, peuvent toutefois, dans de rares cas, causer des effets secondaires dramatiques, aboutissant notamment à des paralysies irréversibles.
Parmi les effets graves figurent plus largement la tendinite, la rupture de tendons, les douleurs dans les membres, les troubles de la marche, des neuropathies associées à des paresthésies, une dépression, de la fatigue, des troubles de la mémoire, des hallucinations, des psychoses, des troubles du sommeil ainsi que des troubles de l'audition, de la vue, du goût et de l'odorat.
Or ces médicaments ont longtemps été trop largement prescrits. Les autorités sanitaires européennes avaient, à la fin des années 2010, restreint leur indication.
Mésusage encore fréquent
C'est dans ce contexte qu'une étude, menée par l'ANSM et l'Assurance maladie au sein du groupement Epi-Phare, a constaté un net déclin de la consommation de ces antibiotiques (ciprofloxacine, délafloxacine, lévofloxacine, loméfloxacine, moxifloxacine, norfloxacine, ofloxacine).
Pour autant, « des situations de mésusage sont encore rencontrées, situations qui exposent au même risque d’effets indésirables », admet l'ANSM.
Cela fait écho à des constats de patients, dont certains ont porté plainte en 2023 pour « blessures involontaires » à la suite de prescriptions abusives de fluoroquinolones.
« Rien n'est fait pour mettre fin à ce système de sur-prescription. Les médecins continuent de prescrire » en dépit des communications et des mises en garde, commentait en 2024, à l'occasion de l'ouverture d'une enquête judiciaire, Philippe Coville, président de l'association d'aide et d'informations sur les effets délétères des fluoroquinolones.
Avec AFP
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