Faciliter la simulation

Ou celui qui complique la situation

Interview de Anne-Laure, interne et facilitatrice, rencontrée pendant la simulation in situ organisée par l'Ecole Européenne de Chirurgie à l'Institut Gustave Roussy.

Anne-Laure est une jeune facilitatrice, interne en anesthésie. En simulation, le facilitateur a plusieurs rôles. « Mon premier rôle est de vérifier que le scénario soit bien mené à terme, qu’il aille dans la bonne direction, pour éviter des gags matériels ou décisionnels par exemple », nous explique Anne-Laure. « Mon deuxième rôle consiste en la représentation d’un personnage. Aujourd’hui par exemple, le scénario nécessitait la présence d’un chirurgien, que j’ai joué ». Enfin, elle endosse son troisième rôle à la fin du scénario. « Au cours du débriefing, je parle des choses qui selon moi n’ont pas bien fonctionné pendant la simulation », explique-t-elle. Ce jour-là, Anne-Laure a perturbé les apprenants en les assommant de questions : « il est toujours  difficile de demander à un médecin de se taire ». Une façon de tester les réactions des infirmières et autres médecins, mais aussi de leur apprendre à réfléchir à la façon dont ils peuvent répondre lorsque le cas se présente dans la réalité.

Anne-Laure est devenue facilitatrice après avoir participé à plusieurs simulations pendant sa formation. « J’ai eu l’opportunité de participer à une simulation en deuxième partie d’internat. J’ai donc commencé comme apprenante, puis j’ai recommencé deux ou trois fois. Un jour on m’a demandé de revenir pour participer au scénario en tant que facilitatrice », raconte Anne-Laure. Elle a tout de suite accepté, puis l’idée d’en faire un projet professionnel s’est rapidement imposée. « Je vais continuer à travailler avec les équipes de formateurs, mais je souhaite également suivre des formations et valider des diplômes, dans le but que cela devienne plus officiel ».

La raison de cette décision ? « Je pense que la simulation est très importante pour la formation. Cela permet de se mettre en difficulté, de revoir ce qu’on est sensé connaître et qu’on a oublié, bref de se former continuellement ». Ceci étant valable également pour la formation initiale : « Les internes devraient pratiquer la simulation plus systématiquement. Commencer par travailler sur des mannequins pour éviter le « jamais vu jamais fait » de la mise en situation clinique ».

 

 

 

Photo : Cécile Lienhard, à l'Institut Gustave Roussy

Source: 

Cécile Lienhard

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