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Dans un communiqué ce lundi, le numéro un mondial de l'oncologie a annoncé que son nouveau traitement, appelé giredestrant, n'a pas atteint son objectif primaire dans une des études de phase III. Il est destiné au cancer du sein ER+, forme répandue de la maladie.
Cette étude, intitulée persevERA, visait à évaluer ce traitement au niveau de la survie sans progression de la maladie pour les formes localement avancées ou métastatiques en association avec un autre traitement appelé palbociclib. Elle n'a pas fait ressortir « d'amélioration statistiquement significative », même si « une amélioration numérique a été observée », a indiqué Roche.
Des résultats antérieurs pourtant prometteurs
En décembre, Roche avait publié des résultats prometteurs dans une autre étude de phase III, intitulée lidERA, qui faisait ressortir une diminution de 30 % du risque de récidive ou de décès. Le programme d'évaluation comporte 5 études de phase III, partie la plus avancée des essais cliniques.
Selon Urban Fritsche, analyste à la Banque cantonale de Zurich, les investisseurs se focalisent sur cette étude publiée lundi surtout parce que des concurrents, dont AstraZeneca, doivent eux aussi publier des données pour de nouveaux traitements contre le cancer du sein.
Ce revers lundi « tempère certainement » les attentes mais « diminue pas » pour autant l'intérêt de giredestrant, nuance Urban Fritsche, pour qui « son plus grand potentiel » se situe dans « le traitement précoce » de la maladie. Il évalue pour sa part son potentiel de chiffres d'affaires à 14 milliards de francs.
Avec AFP
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