Du lac Léman à la Méditerranée : 500 km de course à vélo ou à pied, avec médecins et athlètes transplantés pour faire parler du don d’organes

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Du 7 au 10 mai, se tiendra la Traversée de l’Espoir, un « défi sportif et solidaire au service du don d’organes. » Pendant trois jours, sur 500km, une équipe de 12 soignants de la Société Francophone de transplantation (SFT) va relier le lac Léman à la Méditerranée pour sensibiliser sur l’importance du don. 

Du lac Léman à la Méditerranée : 500 km de course à vélo ou à pied, avec médecins et athlètes transplantés pour faire parler du don d’organes

© iStock / Laure Esposito

Laure Esposito est néphrologue, spécialisée en transplantation et membre de la Société francophone de transplantation (SFT) avec laquelle elle participe à La traversée de l’espoir organisée par L’Équipe de France de Transplantés et Dialysés. Pendant trois jours et sur 500km, des dizaines de médecins et patients vont relier le lac Léman à la Méditerranée pour sensibiliser au don d’organe.

 

Est-ce que c’est la première fois que vous participez à cette course ?
Oui. Même si nous avons déjà participé à la Course du Cœur pendant 7 ans, qui n’est pas organisée par la même association de patients, qui relie Paris à la Savoie.

 

Quel est le message que vous souhaitez transmettre au grand public à travers cet évènement ?

L’objectif est d’expliquer aux habitants des villes traversées ce qu’implique le don d’organes, d’en préciser les modalités, et surtout d’encourager chacun à faire connaître sa décision à ses proches.
Il y a beaucoup de commentaires sur les réseaux liés à l’évènement. Les gens en parlent, c’est notre objectif donc on ne peut que se réjouir. En revanche, je veux rappeler que le taux d’opposition n’a pas changé, voire il augmente. 

Dans l’ensemble, quand on discute avec les gens — et c’est ce que montre l’Agence de la biomédecine — 80 % des personnes sont favorables, mais seulement 40 % l’ont dit à leurs proches.

C’est pour cela que nous insistons sur le fait que ce sont les proches qui seront face aux médecins au moment du décès et qui prendront la décision. Il faut en discuter avec sa famille, c’est primordial. 

Ce qui est aussi très important, voire plus que la sensibilisation, c’est de montrer l’effet du don : les gens peuvent courir, faire du sport, parfois à très haut niveau après une greffe. D’où l’importance de cet événement organisé par des athlètes transplantés. Les voir faire un effort physique est beaucoup plus concret que des chiffres.

 

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/dons-dorganes-les-soignants-ont-un-role-jouer-pour-obtenir-laccord-des-familles

 

Comment l’équipe s’est formée ? Il faut un certain niveau sportif pour un tel effort.

Nous sommes 12 coureurs dans notre équipe pour environ 600 membres dans la société francophone de transplantation, donc 600 coureurs potentiels. Pas mal d’entre nous ont souhaité participer donc il a fallu choisir. Les participants viennent donc de toute la France, et de différentes spécialités. 

Après, je tiens à préciser que ces 500km se font en relais. Les étapes ne sont pas extrêmement longues. Côté course, la distance la plus courte est 5km et la plus longue 17. L’étape la plus longue de vélo est 38km. C’est accessible.

Pour le grand public ou les soignants qui veulent nous rejoindre juste pendant 5km, c’est complètement possible. Il suffit de le signaler à l’organisateur pour des questions d’assurance.

 

« J’ai une pensée pour les donneurs et leurs familles, vivants ou décédés. Il faut les remercier. »

 

Un dernier message à faire passer ?
J’aimerais m’adresser aux soignants : mobilisez-vous pour faire diminuer l’opposition en France, informez sur le don, montrez que ça marche, que ça sauve des vies.

Et surtout j’ai une pensée pour les donneurs et leurs familles, vivants ou décédés. Il faut les remercier. 

 

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