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Depuis la fin de l’année 2024, la direction du Grand Hôpital de l’Est francilien, qui regroupe quatre établissements en Seine-et-Marne, considère que certaines primes accordées pendant plusieurs années ne disposaient d’« aucune base légale ».
Une soixantaine de médecins ont d’abord appris la suppression de ces compléments de rémunération, pourtant inscrits dans leurs contrats. L’hôpital leur a ensuite demandé de rembourser les sommes versées au cours des deux années précédentes. Selon Le Parisien, les montants peuvent atteindre 80 000 euros par praticien, pour un total d’environ 2,7 millions d’euros.
Les Padhue particulièrement concernés
Les médecins diplômés hors de l’Union européenne figurent parmi les professionnels les plus touchés. Ces primes, utilisées pour attirer des praticiens dans un territoire confronté à une pénurie médicale, pouvaient représenter jusqu’à la moitié de leur rémunération.
Plusieurs médecins ont saisi le tribunal administratif de Melun. Certains expliquent ne pas être en mesure de rembourser des sommes déjà dépensées, alors que leur salaire est désormais revenu autour de 2 000 euros.
Les anesthésistes-réanimateurs sont également concernés par des demandes de remboursement portant sur des heures supplémentaires payées davantage afin d’éviter le recours à l’intérim.
« On nous traite comme si on avait volé l’hôpital, je me sens sali », témoigne dans Le Parisien un médecin à qui l’établissement réclame plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Des départs qui fragilisent les services
La situation aurait déjà provoqué des départs en psychiatrie et en radiologie. Dans ce dernier service, la moitié des médecins auraient quitté l’établissement après l’annonce du remboursement de certaines primes de garde, obligeant l’hôpital à recourir à des prestataires extérieurs.
« À terme, ce sont les patients qui subiront les conséquences », alerte un médecin démissionnaire toujours dans Le Parisien.
La direction du Ghef affirme que les dispositifs mis en place par son prédécesseur n’étaient pas réglementaires et ne concerneraient que 10 % des effectifs. Elle indique proposer des réunions d’information et un étalement des remboursements.
Les soignants concernés dénoncent de leur côté une rupture de confiance et craignent que ces demandes n’accélèrent encore les difficultés de recrutement et les fermetures de lits.
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