Choix de stages : les choses reprennent leur cours

Mais ce n’est pas un long fleuve tranquille

Après des débuts chaotiques, la procédure de choix des stages a repris hier matin pour les internes franciliens. La fronde fomentée par les psychiatres il y a deux semaines semble un lointain souvenir. Mais le logiciel de l’ARS a tendance à compliquer les choses.

A l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, on peut enfin respirer. Alors qu’après le naufrage de la psychiatrie il y a deux semaines, le choix des stages avait été suspendu pour les internes de la région capitale, tout semble être rentré dans l’ordre. Hier matin, les Franciliens ont donc recommencé à sélectionner leur lieu d’affectation pour le mois de novembre, dans le calme et la discipline…. Enfin presque.

Bien sûr, on est donc loin de l’ambiance insurrectionnelle du 13 septembre dernier : se rendant compte que les stages les plus prisés étaient dans leur immense majorité réservés aux nouveaux venus tout fraîchement émoulus des ECNi, les internes en psychiatrie avaient alors tout envoyé valser en refusant de choisir leurs postes.

Le logiciel de la discorde

Mais la procédure n’est pas d’une fluidité exemplaire pour autant. « Le problème qu’on a, c’est le logiciel », témoigne Géraldine Poenou, présidente du Syndicat des internes des hôpitaux de Paris (SIHP). Elle est très remontée contre cet outil portant joliment baptisé IMOtEP (pour « Internes en médecine, odontologie et pharmacie). Celui-ci pèche d’après elle notamment pour la synchronisation de la mise à jour des listes. Résultat : des internes qui ont consulté le site de l’ARS avant de venir au choix se retrouvent face à une situation totalement différente de celle qu’ils avaient imaginée en arrivant sur place.

« Je suis même restée pour prendre les listes en photo et les mettre sur notre page Facebook », expliquait hier soir Géraldine Poenou. La syndicaliste reconnaît que d'un strict point de vue mathématique, le nouvel algorithme offre « un calcul plus juste », mais regrette « qu’il ne soit pas prêt au moment des choix ». Son verdict est sans appel : « Nous, ce logiciel, on n’en veut pas », sourit-elle. Il va pourtant falloir faire avec, car la procédure de choix va se poursuivre pendant un mois… Et il ne semble pas envisageable de changer l’outil informatique en cours de route.

Crédit photo : Grand Santi, vue du fleuve au petit matin, licence CC BY-SA 2.0

Source: 

Adrien Renaud

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