Bloc opératoire : les ARS bloquent le retour de l’activité

Selon le syndicat Les spécialistes CSMF, les agences régionales de santé (ARS) ne faciliteraient pas la reprise d'activité sur les plateaux techniques lourds. Le syndicat appelle le gouvernement à prendre des mesures d'urgence. 

Le syndicat Les Spécialistes CSMF est encore au désespoir : l’activité ne reprend pas aussi rapidement que prévu dans les blocs opératoires. « Alors que le Gouvernement annonce un passage au vert de quasiment tout le territoire national et l’entrée dans la deuxième phase du déconfinement, l’accès des patients au bloc opératoire et aux unités d’endoscopie reste problématique », se désole Les Spécialistes CSMF. La raison de cela ? les directives données par les ARS : «  L’accès aux blocs opératoires, aux unités de cardiologie interventionnelle et aux unités d’endoscopie, reste contraint par les injonctions des ARS. » Le syndicat a mené une enquête auprès des médecins spécialistes,  et 500 médecins y ont répondu.

500 répondeurs

Il apparait, à l’issue de ce sondage, qu’il existe une limitation « d’accès aux plateaux techniques lourds dans plus de 90% des cas, une limitation du nombre d’interventions par vacation de 89%, une remise en cause des indications opératoires par les établissements pour 55% des répondeurs ». Les retards de prise en charge entrainent immanquablement des pathologies beaucoup plus graves à traiter : 60% des 500 répondeurs à cette enquête issus de toutes les spécialités exerçant sur un plateau technique lourd révèlent avoir dû soigner des pathologies plus graves en raison du retard de prise en charge. Les ARS freinent, pour 70% des répondants, la reprise de l’activité dans les blocs opératoires, craignant une deuxième vague de Covid19 ou invoquant au contraire une tension sur les produits anesthésiants. « Ces contraintes sont également liées au manque de places disponibles en hospitalisation et en ambulatoire pour 46% des répondeurs et au manque de personnels dans les établissements de santé pour 23% des médecins sondés », ajoute le syndicat. Qui appelle le gouvernement ainsi que les directeurs généraux des ARS à prendre toute mesure pour faciliter le plus tôt possible, une reprise d’activité sur les plateaux techniques lourds. « Attendre plus ferait courir un risque sanitaire grave à de nombreux patients », conclut les spécialistes CSMF. 

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