Apprentissage des touchers vaginaux

Qu'en est-il ?

L’actualité de la semaine dernière a été marquée par le débat sur les touchers vaginaux qui seraient exercés au cours de la formation médicale sur des patientes endormies.

 

La polémique était lancée questionnant la réalité ou pas de ces pratiques dans la formation en médecine.

Depuis la loi Kouchner en 2002, la loi elle-même prévoit clairement l’obtention d’un consentement du patient ou de la patiente concerné(e) pour les gestes qui lui sont pratiqués dont les gestes intrusifs comme touchers vaginaux et touchers rectaux.

Sur ce sujet, nos voisins anglais se posent la question des pratiques et s’organisent pour les analyser et permettre ainsi au milieu médical d’avancer.

En février 2003, des chercheurs de l’université de Bristol, ont réalisé une étude publiée dans le BMJ. Menées sur 386 étudiants de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) en février 2000, les recherches indiquent que tous ces étudiants ont effectué au moins 10 touchers rectaux et vaginaux au cours de leur formation. Et selon eux, 702 examens ont été effectués sur des patients endormis qui n’avaient pas donné leur consentement. Et même si les auteurs de l’étude nuancent ces résultats en évoquant l’éventualité de quelques témoignages biaisés (dans le cas où par exemple le médecin aurait obtenu le consentement préalable du patient mais sans en informer l'étudiant), le chiffre reste assez conséquent pour s'interroger et envisager des évolutions dans la formation.

Pour reprendre Emmanuel Hirsch : « si vous voulez former des étudiants, c'est bien, mais il faut les former aux bonnes pratiques. Il faut aussi les former aux bons comportements »…

Source: 

Léa Drouelle

Portrait de La rédaction

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