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« Le président de la République envisage, sur proposition du Premier ministre, de nommer Elisabeth Claverie de Saint-Martin en qualité de directrice générale de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail », affirme le communiqué de l’Élysée, publié hier.
Cette nomination doit encore être avalisée par les commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Elisabeth Claverie de Saint-Martin dirige actuellement le Cirad, un organisme dédié à l’agronomie et au développement durable. Contrairement à son prédécesseur, elle ne possède pas de formation médicale.
Normalienne et énarque
Normalienne et énarque, elle a commencé sa carrière comme chercheuse en microéconomie avant d’intégrer la fonction publique en 1993.
Elle a été en 2013 conseillère pour la France auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), avant de devenir en 2016 directrice adjointe du développement durable de la direction générale de la mondialisation, de la culture, de l’enseignement et du développement international au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
Elle a rejoint le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) en 2018 comme directrice générale déléguée à la recherche et à la stratégie, avant d’en être nommée le 16 juin 2021 présidente-directrice générale.
Une fois sa nomination actée, Elisabeth Claverie de Saint-Martin succédera à la tête de l’Anses à Benoît Vallet, nommé en 2022 et dont le mandat avait expiré en novembre.
Professeur d'anesthésie-réanimation, et ex-Directeur général de la Santé, Benoît Vallet avait souhaité assurer lui-même l’intérim, quelques mois après avoir défendu l’indépendance de l’agence sanitaire lors des débats sur la loi Duplomb. Mais cet intérim avait finalement été confié à Gilles Salvat, responsable du pôle recherche de l’agence.
Des représentants des salariés et des sources internes à l’Anses avaient alors dénoncé un désaveu, estimant cette éviction inédite.
« Ce qu’on souhaite, c’est que nos missions et notre indépendance scientifique soient défendues et préservées », a affirmé Nathalie Thieret, représentante des personnels au conseil d’administration de l’Anses, mardi soir à l’AFP.
Avec AFP
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