530 000€ pour tester du matériel : un neuroradiologue du CHU de Reims accusé d'avoir été corrompu par un industriel

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Le CHU de Reims a porté plainte contre X, s’estimant victime d’« agissements frauduleux », après la révélation d’une affaire de corruption présumée impliquant l’un de ses neuroradiologues et une société américaine spécialisée dans les dispositifs médicaux. 

530 000€ pour tester du matériel : un neuroradiologue du CHU de Reims accusé d'avoir été corrompu par un industriel

© Midjourney x What's up Doc

 

Selon les informations d’ICI Champagne-Ardenne et de L’Union, qui a révélé l’affaire, les faits concernent un praticien du service de neuroradiologie interventionnelle du CHU de Reims et une entreprise américaine de dispositifs médicaux, Balt, sur une période allant de 2013 à 2023.

Des coils contre rémunération

Dans une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) conclue le 17 mars avec le Parquet national financier (PNF), Balt s’est engagée à verser une amende de plus de 1,7 millions d'euros. Cette procédure fait suite à une enquête ouverte notamment pour « corruption active et passive d’agent public », « corruption privée » et « abus de biens sociaux ». 

L’affaire a été portée à la connaissance des autorités en mai 2023, lorsque l’entreprise a elle-même signalé des soupçons après une enquête interne. Une enquête préliminaire a ensuite été confiée à la section de recherches de Reims. 

D’après un document du PNF consulté par les médias, le neuroradiologue est soupçonné d’avoir testé des coils, dispositifs notamment utilisés pour traiter les anévrismes, contre rémunération en espèces

Entre 2017 et 2023, il aurait ainsi perçu plus de 530 000 euros via une société de consultants liée à Balt. Ces sommes n’auraient été déclarées ni à l’hôpital ni sur la plateforme Transparence Santé.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/epidemie-de-corruption-dans-le-systeme-de-sante-en-croatie-le-ministre-de-la-sante-arrete

L'établissement a indiqué par voie de presse avoir porté plainte contre X, estimant avoir été victime « d'agissements frauduleux » dans cette affaire. À ce stade, aucune information n’a été rendue publique concernant d’éventuelles poursuites visant le praticien.

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