Est-ce dû à sa réputation internationale, ou à la carence en médecins dans le département de Corrèze ? Quoi qu’il en soit, depuis que le professeur Jean-Paul Escande a décidé de reprendre, à compter du 13 juin prochain, du service à la clinique des Cèdres (Brive-la-Gaillarde), le standard de cet établissement sonne sans arrêt. Particularité de ce médecin : il a 80 ans. Mais une santé de fer, et une vivacité d’ado pré-pubère.
Celui qui a exercé toute sa carrière au centre hospitalier Cochin (AP-HP) s’embêtait à la retraite. Il a donc décidé de reprendre du service dans la clinique du coin, où il passait ses vieux jours. « Je suis originaire de Brive et j’ai récupéré il y a quelques années l’appartement de mon père, décédé à l’âge de 105 ans. Je me sens en pleine forme. Honnêtement, à la retraite, je m’ennuyais ! », confie-t-il à nos confrères du Parisien. En service, il n’aura pas le temps de se tourner les pouces : à Brives, « il y a trois mois d’attente pour un rendez-vous », confie celui qui a été confronté au premier cas de sida en octobre 1981 à Paris.
Et il n’est pas le seul, parmi les têtes grisonnantes, à vouloir taffer : « J’ai des copains qui rêvent de reprendre le boulot eux aussi. Les vieux, ils veulent avoir une place dans la société », annonce-t-il. De quoi résorber les déserts médicaux ? Entre internes contraints de s’installer dans les zones sous-denses, et médecins retraités en spleen total, la tutelle n'est pas loin de tirer un trait sur ces territoires abandonnés par les docs !
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