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Selon La Provence, qui a rapporté l’affaire, les secours ont été alertés en milieu d’après-midi par une voisine, après la découverte de traces de sang devant le domicile de la victime, à Meyrargues. Après être entrés par une fenêtre, les pompiers, appuyés par la police municipale, ont retrouvé la quinquagénaire consciente dans son logement.
Selon les premiers éléments rassembés par La Provence, la quinquagénaire aurait chuté devant chez elle, se blessant au visage alors qu’elle était alcoolisée, avant de regagner son logement et de s’y enfermer. « C’était une personne isolée, sans lien social, avec des problèmes d’alcool », a déclaré le maire de Meyrargues, Fabrice Poussardin, au quotidien régional.
Deux heures d'attente dans le véhicule
Transportée vers les urgences du centre hospitalier intercommunal d’Aix-Pertuis (Chiap), la patiente a fait un arrêt cardio-respiratoire alors qu’elle se trouvait encore dans le camion des pompiers. D’après la direction de l’hôpital, elle a été conduite aux urgences dans un contexte de « sollicitation importante du service » et aurait attendue environ deux heures dans le véhicule, sous surveillance des secours.
« Son état s’est dégradé rapidement et de manière imprévue pendant la phase d’attente », a indiqué le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis), cité par La Provence. La direction du Chiap précise que la patiente a ensuite été « immédiatement prise en charge par les équipes des urgences et de réanimation », sans que les soins prodigués ne permettent de la sauver.
Contexte de grève
Ce décès intervient alors que les établissements de santé du territoire faisaient face à une forte affluence, liée notamment à la grève des médecins libéraux et cliniques privées, débutée la veille de l’incident. L’Hôpital Privé de Provence et de la clinique Axium, situés à Aix, avaient ainsi annoncé un accès « très restreint » à leurs urgences dès le 5 janvier.
Le directeur du Chiap, Francis Saint-Hubert, expliquait mardi au même journal que l’hôpital public s’était préparé à un afflux de patients, en lien avec la grève et l’épidémie de grippe, évoquant des réquisitions et des cellules de coordination quotidiennes sous l’égide de l’ARS.
Pour le syndicat FO des hospitaliers, cette situation illustre une crise structurelle. « Parfois, c’est douze véhicules qui attendent » aux portes des urgences, a dénoncé auprès de La Provence René Sale, secrétaire général FO à l’hôpital d’Aix-Pertuis, évoquant un hôpital déjà fragilisé par le manque d’effectifs et de lits.
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