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Ema, qui résidait à Beaucaire (Gard), avait été transportée le 24 décembre 2024 aux urgences de l’hôpital Carémeau après une semaine de symptômes grippaux. D’après le récit de son père, Sébastien Lisolo, elle souffrait de fortes douleurs thoraciques et abdominales et présentait des convulsions.
Il affirme qu’aucun examen approfondi n’aurait alors été réalisé. « Rien n’a été fait, même pas une palpation, même pas une échographie. Rien du tout, en fait », a-t-il déclaré à France 3 Pays Gardois.
L’état de l’adolescente s’est ensuite rapidement dégradé. Elle est morte après un arrêt cardiaque consécutif à une hémorragie interne, selon les éléments communiqués par sa famille.
« Le service de réanimation a très bien fait face, mais malheureusement, c’était trop tard. Ma fille avait fait un arrêt cardiaque de 27 minutes, elle avait 80 % de sa masse sanguine dans son ventre », a témoigné son père.
Une plainte contre X
Les parents d’Ema ont déposé une plainte contre X afin que la justice détermine les circonstances du décès et d’éventuelles responsabilités. Dix-neuf mois après les faits, ils assurent ne disposer d’aucune information sur l’avancement de la procédure.
« Il n’y a pas de mots pour décrire la souffrance qu’on vit chaque jour. On est prêt à tout pour que justice soit faite », a déclaré la mère de l’adolescente, Aude Garcia, à France 3.
La famille a également lancé une pétition intitulée « Justice pour Ema », qui avait recueilli jeudi plus de 12 600 signatures. Les parents disent vouloir retrouver d’autres personnes estimant avoir subi des négligences au sein du même établissement et empêcher que l’histoire de leur fille ne soit, selon leurs termes, « étouffée ».
Sollicité par France 3, le CHU de Nîmes a exprimé dans un communiqué « sa profonde empathie à l’égard de la famille et de tous les proches de la patiente décédée ».
L’établissement, qui invoque le secret médical pour ne pas commenter les circonstances précises de la prise en charge, affirme qu’il « collabore pleinement avec les autorités saisies dans le cadre de la procédure judiciaire en cours ».
Les parents soutiennent toutefois n’avoir jamais reçu directement de condoléances de la part de l’hôpital. Ils indiquent avoir en revanche reçu à leur domicile une facture de 64 euros correspondant à des frais liés à l’hospitalisation.
À ce stade, aucune responsabilité médicale ou pénale n’a été judiciairement établie.
Avec AFP
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