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« La Réunion a déjà payé le prix des retards pendant le Covid », l’a interpellée la députée Karine Lebon (GDR). « La logistique et la réactivité ont trop souvent été un combat, et l’épidémie de chikungunya l’an dernier a montré à quelle vitesse une crise sanitaire peut saturer un territoire. Aujourd’hui, ce premier cas de mpox doit rester un signal d’alerte, pas le point de départ d’une épidémie incontrôlée », lui a-t-elle aussi lancé.
L’élue réunionnaise a également souligné que « la transparence protège, elle empêche l’incertitude de s’installer, elle coupe court aux fantasmes et aux rumeurs ».
Stocks de vaccins et tests diagnostiques suffisants
Ce cas de mpox, diagnostiqué chez une personne de retour de Madagascar, a été « placé en isolement et pris en charge très rapidement » et, « à l’heure où on se parle, il n’y a pas de cas secondaire », au vu d’une enquête sanitaire menée en parallèle, a répondu la ministre.
Mais « les professionnels de santé ont été alertés » et « le plan d’anticipation à La Réunion est pleinement opérationnel », a assuré Stéphanie Rist. Cela signifie qu’il y a des « stocks de vaccins vérifiés » et suffisants pour une éventuelle « vaccination ciblée » en cas de cas contact ou dans une population fragile précise, des « tests diagnostiques bien présents en nombre », ainsi qu’une information renforcée des voyageurs, venant notamment de la région, a-t-elle détaillé.
« Donc je crois qu’on peut rassurer les Réunionnais sur ce cas qui, je l’espère, va rester isolé », a conclu la rhumatologue de profession.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/un-nouveau-variant-du-mpox-identifie-en-angleterre
Le mpox, causé par un virus de la même famille que celui de la variole, n’est plus une « urgence de santé publique » en Afrique, s’est félicitée samedi l’agence de santé de l’Union africaine, pointant la baisse des cas et des décès sur le continent.
Début septembre 2025, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait annoncé que ce n’était plus une urgence sanitaire mondiale, tout en avertissant que cela ne signifie pas la fin de la menace, « ni que notre réponse va s’arrêter ».
Avec AFP