Quand l’alcool disparaît, les féminicides reculent

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Pendant les confinements liés au Covid-19, les périodes sans alcool en Afrique du Sud ont été accompagnées par moins de femmes tuées. L’étude parue dans The Lancet Global Health apporte un éclairage inédit sur le rôle de l’alcool dans les féminicides.

Quand l’alcool disparaît, les féminicides reculent

© Midjourney x What's up Doc

Quand les bars ferment et que les bouteilles disparaissent, les chiffres des féminicides chutent. Une équipe de chercheurs sud-africains, dans une étude publiée dans The Lancet Global Health de juillet, montre que les périodes d’interdiction totale de vente d’alcool pendant la pandémie de Covid-19 ont coïncidé avec une baisse de 63 % des féminicides, comparées aux périodes sans restriction. Ces résultats, établis à partir des données des morgues, de la police et des laboratoires médico-légaux, soulignent le rôle majeur de l’alcool comme facteur aggravant des violences de genre. Ils invitent à reconsidérer les politiques de régulation de l’alcool comme outil de santé publique et de prévention des violences faites aux femmes.

Le contexte sud-africain : un terrain d’étude unique

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