Portrait du remplacant type

Quels sont les visages de ceux, parmi nous, qui répondent aux annonces de rempla?? Existe-t-il d’ailleurs un portrait type du remplacant??

On entend bien souvent que les remplaçants ont changé. Prenons-donc le temps de nous arrêter pour analyser en détail qui sont les nouveaux « locataires d’honoraires »…

Dans la catégorie des 3 spés les plus remplacées, here are the winners

• la médecine générale : 68,6 % des remplaçants dits « actifs », c’est-à-dire des remplaçants qui ont une activité et non des médecins déclarés comme remplaçants ;

• l’imagerie-radiodiagnostic : 19,8 % ;

• l’anesthésie-réanimation : 19,3 %. Autrement dit, rien de nouveau sous le soleil… Si nous ne faisons pas partie de ce tiercé-gagnant, il peut être plus difficile de remplacer !

Suivent la pédiatrie (8,5 %) et la gynécologie comme l’explique le Dr Régis Badel (lire Les remplas vus par l’Ordre), deux spécialités particulièrement féminisées.

Le remplacement, une affaire de jeunes ?

Ah… pourtant les chiffres le présentent différemment !

La moyenne d’âge des remplaçants est de 48,8 ans. Un tiers ont moins de 40 ans comprenant donc les internes et les jeunes diplômés. À l’autre extrémité, 18,5% sont âgés de 65 ans et plus, et donc inscrits, à ce titre, en tant que médecins retraités actifs. La moyenne d’âge des remplaçants dits« actifs », toutes spécialités confondues descend légèrement à 45 ans, pour une population composée à 56 % de femmes. Une moyenne qui oscille entre 43 ans pour la médecine générale et environ 51 ans pour l’anesthésie réanimation. Des variations qui tiennent sans doute aux habitudes professionnelles de chaque spé, avec, notamment, une culture forte du remplacement pour les médecins gé, qui existe depuis toujours.

Une autre particularité des remplaçants, statistique encore, est la proportion des spécialistes titulaires d’un diplôme obtenu hors de France, qui oscille entre 20 et 30 % pour la radio, l’anesth’-réa et la pédiatrie, les 3 spécialités les plus remplacées en dehors de la médecine générale… qui en est, elle, seulement composée à hauteur de 5 %.

Si l’Atlas édité par l’Ordre n’offre pas d’explications particulières, il y a de quoi s’interroger pourtant ! Quelques caractéristiques de ces spés pourraient expliquer le recours à des médecins à diplôme étranger : la féminisation, la permanence des soins, les carences dans certaines zones…

Source: 

Données statistiques issues de l’Atlas de la démographie médicale en France 2013 édité par le conseil nationale de l’ordre des médecins :
www.conseil-national.medecin.fr/sites/default

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Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.