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L’ANSM surveille depuis 2016 le « risque très rare mais grave de migration dans l’artère pulmonaire de l’implant contraceptif Nexplanon », potentiellement lié à une insertion incorrecte du dispositif.
Cet implant sous-cutané se présente sous la forme d’un petit bâtonnet, de 4 cm de long et 2 mm de diamètre. Inséré juste sous la peau, vers l’intérieur du bras, il délivre en continu une hormone, l’étonogestrel.
Depuis la mise en place de mesures préventives, le taux d’incidence des cas signalés a nettement diminué, tombant à 0,73 pour 100 000 implants vendus sur la période 2020-2023, après un taux de 2,60 pour 100 000 implants entre 2013 et 2019, indique l’ANSM dans un communiqué.
« Cette baisse s’explique par la mise en place, en janvier 2020, de plusieurs mesures visant à réduire les risques associés à ces implants », comme l’information sur la procédure d’insertion et de retrait de l’implant, estime l’agence.
« Toutefois, de très rares cas continuent d’être rapportés », précise-t-elle.
30 cas pour 200 000 insertions
L’ANSM rappelle aux professionnels de santé « l’importance de se former en présentiel aux techniques de pose et de retrait de Nexplanon », seul implant contraceptif commercialisé en France.
Lors de la consultation pour la pose de l’implant, la patiente doit être « sensibilisée au risque de migration et être capable de palper elle-même l’implant » pour « vérifier une à deux fois par mois » que celui-ci reste bien en place, ajoute l’agence.
En cas de « symptômes évocateurs d’une migration pulmonaire : douleur thoracique et/ou des difficultés respiratoires, toux, parfois avec du sang dans les crachats (hémoptysie) », les femmes porteuses de l’implant doivent consulter un médecin, poursuit-elle.
En 2019, l’agence indiquait qu’environ 200 000 femmes avaient recours chaque année à ce contraceptif, et avait recensé 30 cas de Nexplanon nichés dans l’artère pulmonaire signalés depuis mai 2001. En 2022, elle avait constaté une stagnation des ventes de Nexplanon.
Avec AFP
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