Loi de santé, on en est où ?

Dès le premier jour, la radio se plaisait à répéter : « ne tombez pas malades pendant les fêtes ! ».
La grève des libéraux, à laquelle avait appelé l’ensemble des syndicats libéraux (CSMF, SML, FMF, SML) et l’UFML, a semble-t-il été très suivie. Dès le 24 décembre, Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF annonçait 70% de grévistes, et jusqu’à 80% dans certaines régions de France.

Un peu jalouse des urgentistes qui ont obtenus des avancées avec le gouvernement dès une demi-journée de grève, la CSMF regrettait l’absence de réponse aux médecins libéraux.
Le lendemain, la ministre était sur France Info : elle refuse toujours la suppression du Tiers payant généralisé, en assurant que c’est « une mesure de justice sociale, et aussi une mesure de meilleure organisation ». Meilleure organisation ? Pas sûr que la ministre rallie les médecins à sa cause avec cet argument : la plupart dénonçant justement les difficultés quotidiennes que cela engendrerait.
La ministre refuse également toute revalorisation du C. Jérôme Marty, président de l’UFML a immédiatement réagit sur twitter : « la colère des médecins va redoubler »

Le 29 décembre, après 6 jours de grève, l’UNOF annonce 80 à 100% de grévistes.
Au même moment, SOS-Médecins entre dans le mouvement, et annonce la couleur dans son communiqué « Madame la ministre, mentir aux Français n’est pas une option qui améliorera leur santé. »  Le jour d’avant, ils expliquaient à l’AFP : « On est réquisitionnés à tour de bras. Les urgences sont, malgré ce que dit la ministre Marisol Touraine, hyper débordées. »

Aujourd’hui, après la réouverture officielle des cabinets, l’heure est au bilan. Les syndicats se félicitent tous de la mobilisation des médecins.
Mais ils remarquent qu’aucune avancée n’a été obtenue...
Le combat continue !

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