L’homosexualité influence-t-elle les choix professionnels des médecins gays ?*

L'homosexualité semble n’avoir que rarement un rôle dans leurs choix professionnels. Elle peut toutefois avoir une influence.

Par exemple au moment de choisir sa ville d'exercice : « J’ai choisi d’aller dans une grande ville […] pour rencontrer d’autres gays plus facilement » raconte M., anesth réa (AR).

Dans un tout autre style, A., psy, s’est confronté à une forme de discrimination franche à sa candidature pour un poste au CHU, au point même de penser solliciter la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE). Finalement, il a préféré changer ses projets : « Je me suis dit que cela pourrait être de toute façon difficile d’assumer mon homosexualité dans un milieu universitaire où il y a déjà beaucoup de rivalités. Du coup, je suis parti dans le privé ! ».

Enfin, pour d’autres, l’homosexualité constitue l'un des éléments de prise en compte dans le choix de leur (sur) spécialité : « J’avais envie de faire le DU de PMA et finalement non, car ne pouvant avoir d’enfants, je ne me voyais pas aider les autres à en avoir. » D., gynéco obs.

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*Interviews réalisées aupr`es de 11 jeunes médecins homos, dont 1 « non exclusif », de 26 À 39 ans, soit 9 hommes et 2 femmes, originaires de villes différentes, de promos d’internat de toute la France et exercant aujourd’hui des spé variées (méd G, psy, anesth, réa, gynéco-obs, spémed ou chir).

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article du WUD 6

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