Les chirurgiens mettent en garde contre des déprogrammations massives

Effrayées à l'idée de revivre des déprogrammations massives comme au printemps dernier, les organisations représentatives des chirurgiens mettent en garde les autorités sanitaires. 

Va-t-on revivre comme en mars et avril derniers des déprogrammations massives dans les hôpitaux mais aussi dans les cliniques ? Les représentants des chirurgiens le redoutent. Dans un communiqué commun, Le Bloc et l’UCDF (Union des chirurgiens de France) rappellent combien les déprogrammations décidées au printemps dernier avaient eu de lourdes conséquences en matière de santé publique, « avec une augmentation de la morbidité et de la mortalité ». Toutefois, les organisations syndicales ne s’opposent pas non plus à une déprogrammation ponctuelle « sur un territoire particulier en fonction de sa situation sanitaire », mais restent attentives « à la pertinence de toute restriction de l’accès aux soins chirurgicaux ». 

Dans un autre communiqué, le syndicat Les spécialistes CSMF soutiennent les chirurgiens « et l’ensemble des spécialistes ». « Les Spécialistes CSMF appellent à la plus grande prudence et au risque que de telles déprogrammations feraient courir pour la santé de nombreux patients dont la prise en charge a été reportée depuis le printemps dernier », avertit le syndicat. Pour les spécialistes CSMF, cette mise en garde concerne aussi bien « l’activité de bloc mais aussi les explorations et examens menés en particulier dans le dépistage des cancers ». Une déprogrammation massive « ferait courir de graves risques pour tous les patients relevant de soins en établissements de santé ». Pour prévenir tout risque sanitaire, les spécialistes CSMF demandent que les CME cliniques soient concertées « et tiennent compte de l’expertise des chirurgiens et des médecins concernés ». Et de conclure : « Nous n’accepterons pas de faire courir le moindre risque à nos patients par des prises de décisions administratives imposées comme celles que nous avons subies ces derniers mois. Il en va de la santé de nos concitoyens. » 

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