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"Ces relocalisations dont on a tant parlé montrent que nous avons réinversé le sens de l'histoire", a lancé le chef de l'Etat sur le site du laboratoire pharmaceutique Aguettant à Champagne, rien que ça !
Sur Twitter, Emmanuel Macron avait estimé dans la matinée que la crise du Covid avait montré que "déléguer à d’autres la production de nos produits pharmaceutiques essentiels" était "une impasse pour le pays".
Après avoir visité le laboratoire d'Aguettant, qui va participer à l'effort en renforçant sa production de trois molécules stratégiques d’urgence et de réanimation prêtes à l’emploi qui ont manqué pendant la pandémie, Emmanuel Macron a évoqué une liste de 450 "médicaments essentiels", qui seront dévoilés par François Braun dans l'après-midi.
Parmi eux, une "liste cœur" d'une "cinquantaine de médicaments essentiels pour lesquels notre dépendance aux importations extra-européennes est avérée" ou dont la production française est insuffisante par rapport à la demande et qu'il faut donc "relocaliser", a expliqué le président de la République.
Vingt-cinq d'entre eux "verront leur production relocalisée ou augmentée significativement (...) dans les semaines à venir", a-t-il ajouté.
8 projets de relocalisation et 160 millions d’euros d’investissements publics
Pour cela, il a annoncé le lancement de huit projets de relocalisations et 160 millions d'euros d'investissements publics et privés, dont celui d'Aguettant et celui du laboratoire britannique GSK pour augmenter la production d'amoxicilline, l'antibiotique le plus prescrit aux enfants et qui est régulièrement en rupture de stock.
Les vingt-cinq autres médicaments à relocaliser dans un second temps feront l'objet d'un "guichet" doté d'une "première enveloppe de 50 millions d'euros" apportés par l'Etat, a expliqué Emmanuel Macron, qui a aussi dit vouloir favoriser la prévention pour avoir moins recours à certaines molécules utilisées à mauvais escient.
La France dépend à hauteur de 60 à 80% des importations, notamment de la Chine, pour la production de médicaments dit matures (antibiotiques, produits d'anesthésie...). Et selon une étude BVA réalisée pour France Assos Santé en mars, citée par l'Elysée, 37% des Français ont été confrontés à des pénuries en pharmacie.
Avec AFP
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