Julia et Roland Seitre, deux retraités français passagers du MV Hondius confinés à l'hôpital Bichat
© Capture France 2
Mise à jour du 17 juin 2026.
Julia et Roland Seitre, les deux passagers français confinés à l’hôpital Bichat depuis le 10 mai après leur retour d’une croisière touchée par une épidémie d’hantavirus, resteront finalement en quarantaine à l’hôpital jusqu’au 21 juin. Le couple avait saisi le juge des libertés le 8 juin afin d’obtenir la possibilité d’achever cette quarantaine à domicile, mais leur demande a été rejetée. Dans un communiqué transmis depuis leur chambre, ils indiquent : « Nous restons donc à l’hôpital Bichat pour achever cette période, en chambres à pression négative ». Toujours en bonne santé, ils expliquent pouvoir désormais sortir une heure par jour dans le jardin jouxtant leur chambre, sans contact extérieur, en dehors des soignants.
Article du 11 juin 2026
Depuis plus d’un mois, Julia et Roland Seitre vivent confinés dans une chambre de l’hôpital Bichat, à Paris. Le couple se trouvait à bord du MV Hondius, navire sur lequel s’est déclaré un foyer d’hantavirus ayant causé la mort de trois passagers.
Leur quotidien, raconté à France 2 et TF1, tient désormais à peu de choses : « deux lits d’hôpital et un petit appareil pour prendre notre tension », résument-ils sur TF1. Roland Seitre tente encore l’humour : « C’est plus grand que la cabine du bateau. Et ça bouge moins », rapporte Franceinfo. Mais l’isolement pèse. « On a une vue sur l’extérieur, mais on n’a pas d’accès à l’extérieur. C’est quand même contraignant, on va dire. C’est assez carcéral », estime-t-il.
Julia Seitre décrit, elle aussi, des conditions très strictes, notamment au début de leur prise en charge : « Nous n’avions pas d’accès de salle de bains. On avait une chaise avec un seau pour nos besoins et un gant de toilette à humecter pour notre toilette », raconte-t-elle à Franceinfo. Le couple ne sortirait qu’une heure par jour : « On a la possibilité d’aller faire un petit tour dans la cour de l’hôpital. Il y a 150 mètres pour arriver à l’ombre d’un arbre », explique Julia Seitre à TF1.
« On n’a rien du tout »
La quarantaine doit, selon les deux médias, se poursuivre jusqu’au 21 juin. En attendant, les retraités sont soumis à une surveillance médicale régulière. « Deux tests aujourd’hui par jour pour nos constantes habituelles, c’est-à-dire la température, les poumons, la pression artérielle, le rythme cardiaque, la respiration. Deux fois par semaine, on a des prises de sang », détaille Roland Seitre.
Mais le couple conteste le maintien à l’hôpital. Roland Seitre affirme à TF1 : « Il n’y a pas de symptômes, il n’y a pas de présence d’anticorps, donc d’une infection possible, ancienne ou autre, et il n’y a pas de présence du virus. Donc on n’a rien du tout. » Il s’interroge aussi sur la cohérence de la mesure : « Comment justifier ça d’un point de vue médical si les autres pays, ne le jugent pas nécessaire ? »
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/sur-la-piste-du-rat-lorigine-du-foyer-dhantavirus
La justice saisie
D’après Franceinfo, Julia et Roland Seitre ont saisi le juge des libertés pour demander à rentrer chez eux. « On espère tout simplement être renvoyés chez nous pour finir le confinement dans notre maison tranquillement, tout simplement. Comme ce qui avait été prévu au départ et ce qui a été mis en place dans tous les pays d’Europe », affirme Roland Seitre à Franceinfo.
Leur avocat, Me Alain Cornec, dénonce auprès de TF1 une mesure devenue excessive : « À la base, on ne peut pas reprocher le principe de précaution, mais il y a un moment où le principe de précaution devient un principe destructeur. » Selon TF1, le président du tribunal judiciaire de Paris devait rendre sa décision ce jeudi soir au plus tard.
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