Et pour nous, le remplacement, c'est quand ?

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Comme le montrent les chiffres du remplacant type, les remplas ne sont pas l’exclusivité de la jeunesse. A chaque âge ses raisons, et pour chacun d'entre nous, se pose la question du moment le plus opportun.

Et pour nous, le remplacement, c'est quand ?

Concernant l’installation en médecine libérale, une grande inquiétude a émergé lorsque l’Ordre a étudié le nombre d’installations après une année d’obtention du diplôme. En réalité, en prenant un peu de recul et en étudiant les chiffres sur davantage de temps, il apparaît que les médecins thésés mettraient seulement plus de temps à s’installer qu’auparavant et qu’ils exercent alors en tant que remplaçant. Cette durée, de 2,6 ans en moyenne, est légèrement supérieure pour les femmes (2,7 ans, contre 2 pour les hommes).

En France, l’âge pour débuter dans les remplas est particulièrement précoce si l’on compare avec nos différents pays voisins. Et pour cause, nous sommes le seul État de l’Union européenne à permettre aux étudiants en médecine d’exercer avant obtention du doctorat. Erreur pour les uns… réelle opportunité pour d’autres. À chacun d’en juger, mais en tout état de cause, si l’Europe aura peut-être raison de cette différence avec le temps, ce privilège nous permet encore de commencer dès l’internat…que l’on ait sa thèse ou pas.

Et pour démarrer officiellement lorsqu’on est étudiant, il suffit de faire la demande de sa licence de remplacement auprès du CDOM. Cette licence peut être obtenue à condition d’avoir validé 3 semestres d’internat pour la médecine générale et généralement 5 pour les autres spécialités médicales, voire 7 pour les spés chirurgicales, avec des spécificités liées aux maquettes de chacune.

Une fois la licence en poche, nous sommes légalement autorisés à remplacer sur nos congés… sans solde. Le grand sport du rempla en période de congés payés, ou pendant les horaires de stage, est tout bonnement… illégal. N’en déplaise à ses adeptes!

Vestige d’une époque passée, il reste pour les assistants et les chefs de clinique la possibilité de disposer de jours de congés sans solde spécifiques aux demandes de remplacements, en plus des congés annuels, sous réserve d’acceptation de son chef de service (art. R6152.517 du CSP). Stricto sensu, on peut compter sur 30 jours la 1re année, et 45 jours la 2e.

Encore faut-il savoir ménager son agenda pour se permettre ces remplas-là...

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