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« Cette épidémie est désormais la plus importante épidémie d’Ebola jamais signalée en RDC », a indiqué l’OMS samedi dans un bulletin d’information, confirmant ainsi les données publiées la veille par les autorités congolaises. L’épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2 300 morts pour près de 3 500 malades recensés entre 2018 et 2020.
Déclarée officiellement le 15 mai, avec plusieurs semaines de retard, la flambée actuelle est causée par le variant Bundibugyo, pour lequel il n’existe jusqu’à présent ni vaccin, ni traitement. Elle frappe des régions où la présence de l’Etat est fragile et les infrastructures de santé largement démunies.
Au 30 juillet, un total de 3 605 cas confirmés, dont 1 587 décès, avaient été signalés en RDC, soit un taux de létalité de 44 %, selon l’OMS.
L’épidémie « s’intensifie, avec une transmission soutenue et une augmentation continue du nombre de cas signalés et de décès », s’inquiète l’organisation onusienne.
Beaucoup de soignants touchés
Initialement circonscrite à la zone sanitaire de Mongbwalu, dans la province de l’Ituri, l’épidémie s’est propagée au cours des deux derniers mois à cinq provinces (l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo).
Selon l’OMS, la dernière semaine de notification pour laquelle des données complètes sont disponibles a enregistré un nombre record de 567 cas et 296 décès, « ce qui témoigne du rythme exceptionnel de la transmission ». Des infections continuent d’être recensées parmi le personnel de santé, avec 151 cas confirmés, dont 44 décès.
Les autorités nationales de la RDC, en collaboration avec l’OMS et ses partenaires, poursuivent la mise en oeuvre de mesures d’intervention de « grande envergure », mais « une augmentation substantielle des activités de riposte est toutefois nécessaire pour devancer l’épidémie », souligne l’organisation.
« L’insécurité, les déplacements de population, la mobilité des habitants et les mouvements transfrontaliers » compliquent les opérations de riposte et augmentent le risque d’une propagation de l’épidémie à de nouvelles régions, prévient l’OMS.
Le ministère de la Santé ougandais a déclaré mardi la fin de l’épidémie d’Ebola dans son pays, mais le risque y persiste, selon l’OMS.
Un vaccin présenté par l’OMS comme « le plus prometteur » contre l’épidémie qui sévit en RDC va être développé par Hilleman Laboratories, basé à Singapour, a annoncé le groupe la semaine dernière.
La semaine dernière, un premier volontaire a reçu la première dose d’un autre vaccin contre Bundibugyo, développé par l’université d’Oxford (Royaume-Uni), qui utilise la même technologie que le vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca.
Avec AFP