Canicule : renfort des effectifs hospitaliers, coordination ville hôpital, déprogrammations des interventions non urgentes, Sébastien Lecornu active le plan Orsan niveau 3

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Sébastien Lecornu a annoncé porter la mobilisation du système de santé à son niveau le plus élevé pour qu’il puisse « tenir dans la durée » face à une canicule exceptionnelle qui « ne faiblit pas » et à une pression sanitaire qui « continue de s’intensifier ».

Canicule : renfort des effectifs hospitaliers, coordination ville hôpital, déprogrammations des interventions non urgentes, Sébastien Lecornu active le plan Orsan niveau 3

© Midjourney x What's up Doc

« J’ai décidé d’activer le plan Orsan au niveau 3, le niveau le plus élevé de mobilisation sanitaire », a écrit sur le réseau X le Premier ministre.

Ce dispositif permettra de « renforcer les effectifs hospitaliers » grâce à la réserve sanitaire, « de renforcer la coordination » entre les hôpitaux, la médecine de ville, les cliniques et le secteur médico-social, et « d’adapter » les activités hospitalières avec « des déprogrammations ciblées d’interventions non urgentes » si nécessaire.

« Notre objectif reste le même depuis le premier jour : permettre à notre système de santé de tenir dans la durée et protéger les plus vulnérables », ajoute-t-il.

Orsan au niveau maximal

Le plan Orsan permet d’« organiser la montée en charge du système de santé » face à des crises sanitaires majeures comme la canicule. Il comprend quatre niveaux.

Sébastien Lecornu l’avait porté mardi à son niveau 2, qui correspond à une mobilisation renforcée, par une « montée en puissance ». Le niveau 3 correspond à une « conduite de crise », en cas de « tension majeure », alors que le niveau 4 est un niveau post-crise de retour à la normale.

Les urgences sous pression

Le gouvernement se prépare à un afflux de patients dans les services d’urgences dans les jours à venir, quand les organismes les plus fatigués lâcheront prise.

À Paris, 25 arrêts cardiaques ont été recensés « en 24 heures » sur la journée de mercredi, contre « moins de dix habituellement », a indiqué le cabinet de la ministre de la Santé Stéphanie Rist, lors d’un point presse sur les conséquences de la canicule.

« On commence à avoir, et on s’y attendait, les premiers décès » probablement liés aux températures extrêmes, qui « ne concernent pas que des personnes âgées déshydratées » mais aussi « des jeunes qui font des arrêts cardiaques », a indiqué le cabinet, précisant par ailleurs que les services d’urgence enregistraient au niveau national quatre fois plus de passages liés à la chaleur qu’habituellement.

L’agence Santé publique France a ainsi observé un pic inédit, en début de semaine, de recours aux soins d’urgence en raison des fortes chaleurs, par des personnes de tout âge.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/quest-ce-que-le-plan-orsan-actionne-par-le-gouvernement-pour-faire-face-la-canicule

Le spectre de 2003

Accusé par ailleurs de ne pas avoir suffisamment anticipé ce genre de crise climatique, le gouvernement est attentif à ne pas répéter les erreurs qui ont marqué la canicule de 2003, à laquelle cet épisode est comparé, et qui avait fait 15 000 morts.

Le Premier ministre a activé samedi la cellule interministérielle de crise (CIC), qui, depuis, se réunit tous les jours et qu’il a présidée à deux reprises.

L’alcool interdit dehors

Le gouvernement a annoncé, à l’issue de la première réunion, l’interdiction de la consommation d’alcool sur la voie publique pour la Fête de la musique dans les départements en vigilance rouge.

Mardi matin, il a réuni 18 ministres et leur a demandé de plancher sur plusieurs scénarios, dont celui d’une canicule qui se prolongerait « sur une bonne partie du mois de juillet », en insistant pour que « l’hôpital tienne ».

Avec AFP

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