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« J’ai décidé d’activer le plan Orsan au niveau 3, le niveau le plus élevé de mobilisation sanitaire », a écrit sur le réseau X le Premier ministre.
Ce dispositif permettra de « renforcer les effectifs hospitaliers » grâce à la réserve sanitaire, « de renforcer la coordination » entre les hôpitaux, la médecine de ville, les cliniques et le secteur médico-social, et « d’adapter » les activités hospitalières avec « des déprogrammations ciblées d’interventions non urgentes » si nécessaire.
« Notre objectif reste le même depuis le premier jour : permettre à notre système de santé de tenir dans la durée et protéger les plus vulnérables », ajoute-t-il.
Orsan au niveau maximal
Le plan Orsan permet d’« organiser la montée en charge du système de santé » face à des crises sanitaires majeures comme la canicule. Il comprend quatre niveaux.
Sébastien Lecornu l’avait porté mardi à son niveau 2, qui correspond à une mobilisation renforcée, par une « montée en puissance ». Le niveau 3 correspond à une « conduite de crise », en cas de « tension majeure », alors que le niveau 4 est un niveau post-crise de retour à la normale.
Les urgences sous pression
Le gouvernement se prépare à un afflux de patients dans les services d’urgences dans les jours à venir, quand les organismes les plus fatigués lâcheront prise.
À Paris, 25 arrêts cardiaques ont été recensés « en 24 heures » sur la journée de mercredi, contre « moins de dix habituellement », a indiqué le cabinet de la ministre de la Santé Stéphanie Rist, lors d’un point presse sur les conséquences de la canicule.
« On commence à avoir, et on s’y attendait, les premiers décès » probablement liés aux températures extrêmes, qui « ne concernent pas que des personnes âgées déshydratées » mais aussi « des jeunes qui font des arrêts cardiaques », a indiqué le cabinet, précisant par ailleurs que les services d’urgence enregistraient au niveau national quatre fois plus de passages liés à la chaleur qu’habituellement.
L’agence Santé publique France a ainsi observé un pic inédit, en début de semaine, de recours aux soins d’urgence en raison des fortes chaleurs, par des personnes de tout âge.
Le spectre de 2003
Accusé par ailleurs de ne pas avoir suffisamment anticipé ce genre de crise climatique, le gouvernement est attentif à ne pas répéter les erreurs qui ont marqué la canicule de 2003, à laquelle cet épisode est comparé, et qui avait fait 15 000 morts.
Le Premier ministre a activé samedi la cellule interministérielle de crise (CIC), qui, depuis, se réunit tous les jours et qu’il a présidée à deux reprises.
L’alcool interdit dehors
Le gouvernement a annoncé, à l’issue de la première réunion, l’interdiction de la consommation d’alcool sur la voie publique pour la Fête de la musique dans les départements en vigilance rouge.
Mardi matin, il a réuni 18 ministres et leur a demandé de plancher sur plusieurs scénarios, dont celui d’une canicule qui se prolongerait « sur une bonne partie du mois de juillet », en insistant pour que « l’hôpital tienne ».
Avec AFP