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« Cette décision permettra de renforcer les capacités de régulation médicale, de mobiliser les personnels nécessaires au fonctionnement de l’hôpital, de garantir la pleine coordination entre la médecine de ville, les hôpitaux, les cliniques et les Ehpad, et d’adapter les activités si la situation l’exige », a détaillé le Premier ministre sur le réseau social X.
Créé en 2014, le dispositif Orsan (Organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles) encadre la mobilisation du système de santé face à des crises majeures : épidémie, attentat ou phénomène climatique important.
Contrairement au plan blanc, qui organise la réponse à la crise au niveau d’un établissement de santé, Orsan coordonne la mobilisation de l’ensemble du système de santé.
Son volet Orsan-CLIM permet d’« organiser la montée en charge du système de santé face à une canicule majeure » et « d’activer progressivement des leviers sur l’hôpital, le Samu, la médecine de ville et le médico-social en fonction du niveau de tension », selon le ministère de la Santé.
Arrivée de patients décompensés attendue
Le niveau 2, actionné par le gouvernement, inclut par exemple de possibles déprogrammations d'opérations « si nécessaire » et « en dernier recours », mais ce n'est pas encore le cas, a précisé le cabinet de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Deux phases peuvent suivre : la troisième, en cas de crise majeure, prévoit l’activation de mesures supplémentaires (transferts de patients, déprogrammations plus larges, renforts exceptionnels) ; et la quatrième opère le retour à la normale à l’issue de la crise.
Déjà actionné pour des raisons épidémiques (épidémie de grippe 2014-2015, pandémie de Covid en 2020), c’est toutefois la première fois qu’il est déclenché au niveau national pour des raisons climatiques, selon le cabinet de Stéphanie Rist.
« On se prépare à la fin de semaine avec l'arrivée des potentielles décompensations de patients cinq à 10 jours après les premières chaleurs », a-t-il expliqué.
« Nous sommes dans une phase d'anticipation pour éviter l'engorgement des hôpitaux : on mobilise la médecine de ville avec un appel à la solidarité entre cabinets par exemple. A l'hôpital : on procède à un monitoring quotidien des capacités, à une surveillance des plannings de garde », a ajouté le cabinet, écartant toute réquisition de personnels à ce stade.
Avec AFP