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Selon les autorités canadiennes, cet essai de phase I « évaluera l’innocuité du candidat vaccin, déterminera une gamme de posologie sûre et identifiera les éventuels effets secondaires ».
Aucun malade d'Ebola n'a jusqu'à lors été recensé au Canada. Les candidats, sains, de l'essai clinique y recevront une dose de vaccin afin d'évaluer la production d'anticorps contre la souche Bundibugyo, pour laquelle il n'existe jusqu'à présent ni vaccin, ni traitement.
« Des phases supplémentaires d'essais cliniques » devront ensuite être conduites par Moderna, qui utilise la technologie d'ARNm dont il a été le pionnier dans la lutte contre le Covid.
Pistes parallèles
Le Canada, dont les frontières ont été fermées le 20 juillet à tout ressortissant étranger ayant séjourné récemment en République démocratique du Congo (RDC), a conclu un accord avec l'Américain Moderna afin de fabriquer sur son sol des vaccins à ARNm.
Au-delà des essais du vaccin de Moderna, plusieurs pistes sont à l'étude. Un vaccin présenté par l'OMS comme « le plus prometteur », le « rVSV Bundibugyo », va être développé par Hilleman Laboratories, basé à Singapour.
Par ailleurs, fin juillet, un premier volontaire a reçu la première dose d'un autre vaccin contre Bundibugyo, développée par l'université d'Oxford (Royaume-Uni), qui utilise la même technologie que le vaccin contre le Covid-19 d'AstraZeneca.
Des traitements sont également en cours d'essais cliniques, conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Avec AFP