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Urgences, chirurgie, maternité, médecine, soins palliatifs : l’ensemble des services de l’hôpital privé Wallerstein d’Arès, sur le bassin d’Arcachon, avait été mis à l’arrêt lors de l’évacuation de l’établissement, le 24 juillet.
Patients et professionnels avaient dû quitter les lieux alors que l’incendie menaçait le nord du bassin. Une dizaine de jours plus tard, l’établissement, qui compte environ 400 salariés hors médecins spécialistes, doit désormais être remis en fonctionnement presque comme après une fermeture complète.
Le SMUR de nouveau opérationnel
Selon France 3 Nouvelle-Aquitaine, le SMUR a repris son activité lundi 3 août. Les urgences doivent, quant à elles, rouvrir au public mardi soir, avant une reprise progressive des autres services.
La réouverture des urgences et du bloc opératoire doit notamment permettre à l’hôpital de disposer de premières capacités d’hospitalisation et d’accueillir à nouveau certains patients transférés dans plus d’une vingtaine d’établissements de Gironde.
« Une fois le service de médecine d’urgence ouvert avec le bloc opératoire qui tourne, on a les premières places d’hospitalisation. On pourra alors réintégrer les patients qui nécessitent encore une hospitalisation […] et reprendre le flux de consultations et d’activités », a expliqué Philippe Cruette, directeur de l’hôpital, à France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Oxygène, fluides médicaux et traitement de l’air à contrôler
Avant de reprendre les soins, les équipes doivent effectuer une série de vérifications techniques indispensables : nettoyage des locaux, contrôle des centrales de traitement de l’air et remise en service des réseaux de fluides médicaux.
Lors de l’évacuation, les réseaux d’oxygène et les autres circuits avaient été purgés afin de limiter le risque d’explosion si les flammes atteignaient l’établissement.
L’hôpital doit désormais réamorcer les 5 000 litres d’oxygène liquide qui avaient été vidés et vérifier l’ensemble du dispositif. Une opération particulièrement sensible, car elle dépend également des délais d’intervention du fournisseur.
« Sans cela, un hôpital ne fonctionne pas », a rappelé Philippe Cruette.
Le directeur décrit une situation exceptionnelle : « En vingt ans, il n’y a jamais eu un établissement qui fait de la médecine, de la maternité et de la chirurgie d’évacué, et encore moins redémarré une semaine après. »
Des soignants eux-mêmes touchés par les incendies
La reprise ne se résume pas aux aspects techniques. Certains salariés de l’hôpital ont également été directement affectés par les incendies, avec des logements endommagés ou détruits et un traumatisme susceptible de durer.
« Il faut s’occuper de la communauté, car toutes les personnes qui travaillent à l’hôpital ont été impactées assez fortement par les incendies. Certains ont tout perdu et d’autres vont penser à ces incendies pendant des années », a déclaré le directeur à France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Malgré ces difficultés, il affirme que les salariés sont revenus spontanément pour participer au redémarrage de l’établissement.
Le retour progressif des patients âgés et fragiles
La levée des mesures d’évacuation permet également d’organiser le retour des résidents des établissements médico-sociaux du secteur.
À Arès, environ 200 personnes avaient été évacuées de deux Ehpad et d’une résidence autonomie. Le retour des résidents des Ehpad doit être organisé par l’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine.
D’autres établissements sanitaires et médico-sociaux de Lège-Cap-Ferret et d’Andernos avaient eux aussi transféré leurs patients vers des structures voisines, des centres d’accueil temporaire, des hôpitaux ou les familles.
Cette nouvelle phase impose désormais d’organiser les transports, d’évaluer l’état de santé des personnes évacuées et de rétablir progressivement les capacités d’accueil et de soins, alors que l’hôpital d’Arès ne devrait retrouver l’intégralité de son activité qu’au terme d’environ une semaine.
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