Désert médical recherche médecin-assistant

Finie la paperasse !

Un nouveau type de contrat se répand sur le territoire : celui de médecin-adjoint ou médecin-assistant, plus avantageux que le remplacement et plus souple que la collaboration. Illustration avec le statut élaboré par une asso de généralistes du Nord.

Ni remplaçant, ni collaborateur... De nouveaux contrats s’offrent aux jeunes médecins : qu’on les appelle « médecin-assistant », comme dans le Nord, ou « médecin adjoint », comme en Eure-et-Loir, l’objectif est le même : simplifier la vie de ceux qui pourraient s’installer.

« Nous sommes partis d’un constat simple : sur notre plateforme, une centaine de médecins remplaçants sont disponibles mais n'exercent pas malgré les nombreux déserts médicaux », remarque Timothée Wattinne, généraliste et président de RemplaNor. Cette association de généralistes des Hauts-de-France possède une plateforme de mise en relation entre remplaçants et médecins installés. « Le challenge était de faire travailler en même temps remplaçants et remplacés », explique Timothée Wattine. Jusqu’ici, le seul moyen d’y parvenir était de s'installer et de devenir collaborateur.

Plus beau, plus simple

« S’installer demande beaucoup de démarches administratives », rappelle Timothée Wattinne. « Il faut se rendre à la Sécurité sociale pour les feuilles de soin, déposer ses chèques à la banque tous les soirs, contacter l’Urssaf...» De quoi freiner les nouveaux médecins qui ne connaissent pas la région.

Le contrat d’assistant promu par RemplaNor est, lui, beaucoup plus souple. Il permet, par exemple, au médecin-assistant d’utiliser les feuilles de soins de l’installé tout en l’exonérant de déclaration à la CPAM. Ainsi, l’assistant ne s’occupe d’aucune démarche administrative. « Pour la première fois, le remplaçant peut travailler de manière régulière », se réjouit le généraliste. « Cette initiative offre un temps médical supplémentaire sans surcoût pour les collectivités. » Et contrairement au statut de remplaçant, l’assistant exerce en même temps que le médecin installé.

Un travail de longue haleine

Le contrat d’assistant existait de longue date, mais était limité aux situations d’afflux exceptionnel de patients (vacances ou épidémies). Pour le faire accepter, RemplaNor a dû faire reconnaître les zones fragiles comme situations exceptionnelles. « Nous avons mis deux ans à convaincre l’Ordre des médecins en Nord-Pas-de-Calais », avoue le président de l’association. « Ils craignaient surtout la concurrence déloyale. »

L’Ordre a accepté sous deux conditions : le contrat ne doit pas durer plus de 24 mois et il ne peut s’appliquer que dans des régions sous-médicalisées du Nord-Pas-de-Calais. Et il semble que le succès soit au rendez-vous : en deux mois, RemplaNor indique que cinq contrats ont déjà été signés.

Source: 

Im`ene Hamchiche

Portrait de La rédaction

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