Départs ratés : les pièges À éviter !

« S’il y a beaucoup d’opportunités, il y a aussi beaucoup de pièges » À éviter.

Pour Éric, anesth-réa lui aussi et insulaire aguerri, parti en Martinique, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et enfin à Tahiti, il ne faut pas chercher à savoir si on a le bon profil, il faut y aller avant tout pour de bonnes raisons et respecter quelques principes de base pour un départ réussi ! Car « s’il y a beaucoup d’opportunités, il y a aussi beaucoup de pièges » à éviter.

Commençons par « l’isolement familial » qui peut ronger notre rêve d’aventure. C’est une réalité. Il ne suffit pas de se créer un nouveau réseau social pour l’éviter, il faut s’y préparer. Les promesses des visites avant départ s’estompent souvent avec le temps. Et la distance peut alors devenir une contrainte majeure en cas de problème personnel ou de problèmes familiaux. Envisager alors de se déplacer ou d’attendre la venue de sa famille n’est pas toujours possible. Manque de moyens, manque de confrères pour se faire remplacer… bref, on peut réellement endurer cette solitude.

« L’isolement du conjoint » n’est pas un détail. Il faut l’appréhender avec maturité. Si notre partenaire ne fait pas partie du voyage ou s’il n’est pas prévu qu’il ou elle travaille sur travaille sur place, attention danger ! Dans un cas, la distance nécessite d’avoir dès le départ un projet commun à l’horizon pour ne pas se perdre dans l’océan.

Dans l’autre, partir pour accompagner sans bosser risque vite de mal tourner ; problèmes d’argent, ennui… les raisons de tout rater ne manquent pas. Question de préparation donc, tout est possible bien sûr, mais mieux vaut ne pas se mentir.

Savoir s’adapter n’est pas une option. « La non-adaptation aux loisirs locaux » peut faire partie des raisons qui nous poussent à revenir. En résumé : sur une île, beaucoup de sports et peu de culture, exception faite des voyages… Et les sports ne sont pas forcément ceux que l’on connaît, gare à l’installation en Guadeloupe pour le skieur chevronné ! (Lire l’article « Quelle île pour quelle idylle ? »).

Côté professionnel, il ne faut pas négliger le choix du poste. La qualité et l’attractivité de notre métier et même l’ambiance au travail sont parfois très variables selon les îles, les établissements, les services et les spés. Partir au boulot le cœur lourd tous les jours n’est pas un gage d’épanouissement.

Enfin, il faut éviter « le voyage patho ». Tout quitter, s’échapper de la métropole pour s’éloigner de ses problèmes ne fait que les inviter à partir avec nous ! Et, une fois sur place, on risque de se sentir encore plus seul au monde…

Portrait de La rédaction
article du WUD 8

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