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Aurore, prénom d’emprunt utilisé par Ouest-France, a accouché le 6 octobre 2025 par voie basse. D’après son récit, l’accouchement a nécessité l’utilisation de forceps et s’est compliqué d’une hémorragie. « Il est né à 19 h 01 et c’est là que le cauchemar a commencé. J’étais en hémorragie. J’ai eu des points de sutures, des points de compression avec des compresses, un nettoyage… La totale. J’ai perdu plus d’un litre de sang », raconte-t-elle.
La jeune mère explique être restée six jours à l’hôpital, alors que son état se dégradait. Elle dit avoir eu des douleurs, des saignements importants et des difficultés à marcher. Toujours selon son témoignage, un gynécologue de garde lui aurait indiqué que la situation était normale, avant sa sortie de l’établissement.
Des compresses retirées dix jours après l’accouchement
Revenue à la maternité après une aggravation de ses symptômes, Aurore affirme qu’une gynécologue a finalement découvert les compresses. « Elle a pris une pince et a sorti un tas de compresses, avec l’odeur qui allait avec. C’est resté dix jours », rapporte-t-elle. Elle dit aussi avoir retiré elle-même deux autres compresses le lendemain, après son retour à domicile.
Selon le même témoignage, la patiente est ensuite retournée à l’hôpital, où elle dit avoir obtenu des excuses, un suivi médical et la possibilité de déposer une réclamation. Le centre hospitalier départemental de la Vendée, dont dépend l’hôpital Côte de Lumière aux Sables-d’Olonne, n’a pas souhaité faire de commentaire auprès de Ouest-France.
Aurore affirme aujourd’hui souffrir de douleurs chroniques, d’un prolapsus, d’une béance vulvaire et de séquelles du plancher pelvien. « Les douleurs sont chroniques, c’est une torture », déclare-t-elle au quotidien. Elle dit être en arrêt de travail et passer une grande partie de son temps entre les soins, son enfant et les démarches juridiques.
L'un des médecins mis en cause dans cette affaire est également impliqué dans un autre dossier, examiné le 6 mai par la chambre disciplinaire de première instance des Pays de la Loire. Cette autre affaire concerne une ablation des ovaires pratiquée sur une patiente qui s’y était opposée. La décision disciplinaire était attendue dans un délai de six semaines, selon le quotidien.
Le conseil départemental de la Vendée de l’Ordre des médecins estime toutefois que la question de son inscription dans un département pourrait se poser, au regard des affaires connues. Aurore dit pour sa part avoir saisi l’Ordre des médecins en janvier et vouloir déposer plainte ainsi que saisir le tribunal administratif. « Je n’ai pas le choix, ça a détruit ma vie », affirme-t-elle
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