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Implanté près de Nancy, l’INRS, qui vise à améliorer « la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles », verra son budget porté « progressivement » à « plus de 90 millions d’euros à l’horizon 2028 », contre 87 millions en 2025, a indiqué Jean-Pierre Farandou au quotidien l’Est républicain, dans une interview mise en ligne mercredi soir.
Un nombre de décès au travail en hausse
Le ministre – qui doit se rendre jeudi en Meurthe-et-Moselle pour visiter l’INRS, mais aussi des entreprises engagées dans la prévention des accidents du travail – a annoncé par ailleurs qu’il allait prochainement lancer « des prix valorisant les bonnes pratiques » en la matière, car « il faut aussi avoir une approche positive ».
En France, 764 personnes sont mortes en 2024 à la suite d’accidents du travail dans le secteur privé, un chiffre qui continue d’augmenter.
Parmi les personnes décédées figurent des salariés des transports, de la métallurgie, du BTP, mais aussi des services ou de l’alimentation, un secteur où le nombre de décès a augmenté de plus de 20 % en un an, selon le rapport annuel de l’Assurance maladie sur les risques professionnels publié en novembre dernier.
« Par expérience, je sais que par la prévention, qui n’est pas une option, on peut éviter les accidents », a souligné Jean-Pierre Farandou, qui a dirigé la SNCF. Il importe aussi d’« entretenir une culture de la sécurité », a-t-il insisté.
Avec AFP
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