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Mise à jour du 23 avril 2026 :Le médecin retraité évoqué dans cet article ne reprendra finalement pas ses fonctions. Suspendu une première fois quatorze jours début avril par le centre hospitalier de Fougères pour « comportement inapproprié », il a vu sa suspension prolongée jusqu’à la fin de son contrat, en juin. Selon la direction de l’établissement, une plainte aurait été déposée. Le praticien conteste les faits et évoque « une erreur d’interprétation » dans un entretien à La Chronique républicaine. Le praticien estime n’avoir « rien à se reprocher », tout en reconnaissant être « un peu tactile avec tout le monde. ». De leur côté, les habitants ont lancé un comité de soutien au médecin. |
Article du 17 avril 2026
Âgé de 70 ans, ce généraliste était sorti de sa retraite à l’automne pour pallier le départ des deux derniers médecins du centre de santé de Louvigné-du-Désert (Ille-et-Vilaine).
Mais son exercice a été interrompu le 8 avril par une décision du directeur de l'hôpital voisin de Fougères, qui l’emploie à temps partiel, rapporte Le Télégramme.
La suspension, prononcée à titre conservatoire pour quinze jours renouvelables, fait suite à des accusations de « comportement inapproprié » envers des membres du personnel d’entretien du centre, dont la nature n’a pas été précisée.
La commune à nouveau sans solution
Pour les 3 000 habitants de cette commune rurale, la situation ravive les difficultés d’accès aux soins.
Selon le journal, une réunion de crise s’est tenue en début de semaine, réunissant élus, représentants de l’ARS et de l’hôpital de Fougères, ainsi que des habitants mobilisés pour défendre l’offre de soins locale.
Le maire, Arnaud Lechevalier, reconnaît l’impasse actuelle : « Dans l’immédiat, nous n’avons pas de solution pérenne », a-t-il indiqué au Télégramme, évoquant des pistes à l’étude, comme le recours à de jeunes médecins, à des retraités ou à une rotation de praticiens.
En attendant, un médecin basé à Fougères assurera un rôle de référent pour permettre à l’infirmier du centre de poursuivre son activité jusqu’à fin juin, date d’expiration initiale du contrat du médecin.
Pour les urgences, les habitants sont invités à contacter le 15, dont les services ont été informés.
Contacté par Le Télégramme, le praticien n’a pas souhaité s’exprimer pour le moment, mais conteste « fermement » les faits reprochés.