Ville moyenne de 110 000 habitants, Rouen possède un CHU très actif, puisqu’il est le 9e de France en termes de volume d’activité. Et il progresse rapidement. « Nous avons un des plus gros services d’urgences de France, avance Édouard, interne en chirurgie. Car nous intervenons au cœur d’un bassin de population de plus de 700 000 d’habitants. »
Pourtant, dans notre classement, le CHU n’est que 19e. Une image négative de la ville peut-être ? Son faible ensoleillement et ses brouillards fréquents y sont sans doute pour quelque chose. Parmi les points forts, on peut citer la situation en centre-ville de l’établissement, facilement accessible en transports en commun. « Tout est à proximité, les lieux de sortie, les quartiers résidentiels… observe Edouard. » Revers de la médaille il est plus difficile de s’y garer si l’on se déplace en voiture.
Côté formation : « Les lieux de stages sont assez intéressants. On nous laisse facilement opérer à Elbeuf, explique Édouard. Même au sein du CHU nous sommes assez rapidement “responsabilisés”. Au Havre, nous avons un centre hospitalier de bonne taille, et l’on peut y résider en internat. » Le doyen de la faculté de médecine, Pierre Fréger entend également favoriser les semestres de chirurgie dans les établissements privés environnants. « C’est l’apprentissage de modalités d’exercé différentes. Et les internes formulent tous des retours très positifs. »
En termes de recherche et de publications scientifiques le CHU est loin de l’AH-HP ou des HCL, mais la fondation Charles Nicolle permet néanmoins de financer 6 à 8 bourses pour des séjours à l’étranger, des allocations doctorales, voire des années de recherche.