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Les auteurs de cette lettre, révélée par Le Monde et consultée par l'AFP, estiment que le rapport de l'ARS ayant conduit à la suspension de leurs services « contient des imprécisions et des inexactitudes » ainsi que des « extrapolations infondées et des affirmations non étayées ».
Le rapport définitif de l'ARS publié le 6 mai évoque des pratiques d'enfermement d'enfants et un recours à l'isolement jugé « usuel et banalisé » dans cet établissement. L'Agence s'était appuyée dessus pour confirmer la suspension de quatre unités de la Fondation Vallée, décidée quelques mois plus tôt.
Les médecins assurent eux que la mise à l'isolement ne se fait « qu'en ultime recours, dans des situations de danger pour les patients eux-mêmes et leur entourage et pour des durées courtes ».
Ils nient par ailleurs le recours à la contention mécanique, affirmant que la présence de bracelets de contention, retrouvés dans un placard de l'hôpital lors de la mission d'inspection, ne signifie pas pour autant que cette pratique soit mise en oeuvre.
L'ARS maintient sa position
Les médecins reconnaissent en revanche l'insuffisance du traçage, pointé du doigt par l'ARS, appelant à « une réflexion en profondeur sur les outils, les formations à leur usage, les ressources humaines et les organisations ».
La CGT s'était déjà émue de la suspension des services d'hospitalisation et avait organisé plusieurs rassemblements devant la Fondation Vallée, dont le dernier en mai. Les représentants syndicaux avaient alors dénoncé un rapport « truffé d'erreurs et d'incohérences ».
De son côté, l'ARS maintient auprès de l'AFP sa position exprimée dans le rapport, soulignant que l'inspection a été menée à la suite de « signalements précis et circonstanciés, provenant entre autres de professionnels de l'établissement, qui ont conduit à vérifier les conditions de prise en charge des enfants accueillis ».
L'ARS ajoute que la suspension des unités « ne constitue pas une sanction, mais une mesure de protection ». « Elle vise à permettre à l'établissement de réorganiser son offre de soins dans des conditions conformes aux standards actuels, avec l'appui des autorités sanitaires », précise-t-elle.
Avec AFP
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